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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 13:39
Abri bus incendié rue Soeur Janin Lyon

Abri bus incendié rue Soeur Janin Lyon

Stèle des enfants cité Champvert rue Soeur Janin Lyon détruite en mai 2014 et en juin 2015

Stèle des enfants cité Champvert rue Soeur Janin Lyon détruite en mai 2014 et en juin 2015

Astrolabe, qui aujourd'hui est capable d'expliquer son  fonctionnement?

Astrolabe, qui aujourd'hui est capable d'expliquer son fonctionnement?

Nuit bleue de samedi 27 juin 2015 à dimanche 28, deux heures du matin : une explosion m’a fait sauter du lit. Une odeur de pneu cramé, le clignotement des gyrophares bleus des pompiers illuminent les immeubles ; ils indiquent qu’il s’agit encore d’une voiture qui a brûlé et explosé, comme il y a quelques jours. Je n’arrive pas à voir de loin derrière les arbres.

Une nuit bleue de plus, car hier, quand je suis arrivé vers deux heures du matin, l’abri bus brûlait à grande flamme (voir photo). J’avais averti les pompiers. En m’avançant, les incendiaires criaient « Sarko » (c'est comme ça qu'ils m'appellent lié à l'ostracisme politique qui existe dans ce type de quartier) comme si je représentais le seul obstacle à leur folie. Et j’ai reçu aussitôt une pluie de cailloux aveugles qui aurait pu m’atteindre si je ne m’étais pas abrité derrière un mur de l’hôpital des Massues, où des graves traumatisés déjà d’accidents subissent en plus d’autres tourments nocturnes en entendant les explosions, en voyant les feux et les gyrophares.

Ne pouvant rejoindre mon appartement dans la zone des troubles, j’ai demandé à une voiture qui sortait de ma rue, un musulman avec une belle voiture, moderne et bien équipée, de me raccompagner jusque chez moi en bas de mon immeuble. Il accepte. Je suis assez chargé avec une guitare et des sacs. En se rapprochant de la rue, voilà que les gars me reconnaissent hurlent et menacent de mitrailler sa voiture. Mais ils s’aperçoivent que c’est un « grand frère » et arrêtent les projectiles et les insultes. Le chauffeur sort de la voiture et va à la rencontre des « jeunes ». Quand il rentre, il me dit qu’ils disent que je suis une « balance » auquel je rétorque qu’ils ont qu’à me laisser tranquilles car ils n’arrêtent pas de m’insulter publiquement et m’agresser et que mes plaintes n’ont que la conséquence d’avoir des représailles… Je le sens circonspect, il ne veut plus m’amener mais il s’est engagé et son honneur de musulman le taraude. Ils s’approchent donc de l’immeuble mais hésite à rentrer dans la cité car il y a là beaucoup de « jeunes » prêts à agir… je lui dis que si il me laisse là, je ne serais pas du tout en sécurité vu ce qui s’est déjà passé. Il traverse alors la horde.

La même journée, j’ai déjà reçu plusieurs projectiles dont un gros pétard à mèche alors que je rentrais dans mon immeuble, après des insultes habituelles. Donc l’homme qui se dit « bon musulman », et c’est bien vrai, étonné que les jeunes m’en veuillent autant, mais je n’ai pas le temps de lui expliqué tout ce qui se passe ici, vient se garer jusque devant la porte de l’immeuble. Le temps de le remercier, qu’un autre vienne encore me diffamer en rentrant dans la voiture, mais le respectant, le temps de sortir et d’ouvrir la porte, voilà qu’une autre pluie de cailloux arrive tapant sur les voitures garées là et le mur. Je ne sais pas comment j’ai pu éviter tous ces cailloux jetés par plusieurs personnes embusquées à l’angle du bâtiment.

Lorsque avant-hier la Tunisie fut encore endeuillée par le terrorisme, qui a massacré indifféremment touristes ou tunisiens, comme "baigneurs impies", on ne peut qu’être sensible au désarroi que vivent les peuples qui aspirent à la démocratie loin d’archaïques et dévoyés système d’oppression. J’avais d’ailleurs promis de retourner en Tunisie après un séjour scientifique très annonciateur deux ans en avance sur le Printemps Arabe sur la capacité des tunisiens à faire leur révolution. Ce qu’ils ont fait avec courage et que je salue. En pensant à la quiétude de la mosquée de Kairouan à l’heure de la prière ou de l’archipel de Kerkennah, la beauté intemporelle de Sidi Bou Saïd ou du mystère de l’antique Carthage ou des majestueuses arènes d'El Djem, j’ai une profonde pensée pour ce peuple meurtri qui doit rapatrier maintenant beaucoup d’étrangers venus là chercher le calme et n’ont trouvé que la peur. C’est cela le terrorisme, où qu’il s’exerce, saisissant par l’horreur dans le réveil subit d’une crue réalité qui s’impose à la conscience.

Lors d'un voyage en Algérie en 2000 j'avais pu déjà mesurer la terreur sur les voyageurs pour circuler dans le pays pourtant si riche de merveilles géologiques ou archéologiques. Lors du voyage organisé par Pax Chisti, pour témoigner en solidarité avec les algériens des crimes en séries perpétrés là bas. Visitant orphelinat, centre de formation, Croissant Rouge, hôpital, et lieux cultuels. On avait eu le privilège de se faire ouvrir les ruines antique de Tipaza sous la surveillance de militaires. C'est dire le paradoxe.

J'avais pu mesurer aussi la terreur au Liban où bien que la guerre finie, elle était encore vivace dans les esprits selon les régions où on voyageait.

Ces émeutiers de ma rue sont-ils en lien avec les djihadistes au sens criminel (pas au sens étymologique de faire sa propre révolution spirituelle intérieure) ? L’apport pour la Civilisation de la civilisation islamique pour les sciences, l’astronomie, les mathématiques, la médecine, l’architecture, la musique n’est-elle plus qu’un vague souvenir pour venir à des méthodes que l’histoire peine à identifier dans les civilisations anciennes : le meurtre d’état en série, l’exécution macabre telle qu’on ne sacrifierait pas un animal hallal de la sorte, le «suicide » collectif…

La poésie arabe du Moyen Âge qui s’affiche encore au parc de la Tête d’Or à Lyon n’est-elle plus qu’une chimère culturelle ? Aldebaran, Alcor, Altaïr, les noms des étoiles ne sont-ils plus lisibles dans le ciel des urbanités aux populations aveuglées par les écrans électroniques ? Loin Cordoba, Samarkand ou Baghdâd du temps du raffinement artistique.

L’avant-veille, le vendredi soir, alors que je m’étais relevé entendant un bruit de métal suspect dans la rue, un feu apparaissait dans l’impasse voisine, là même où on avait brûlé l’un de mes véhicules il y a 13 ans et pour lequel je n’ai jamais touché le moindre sou en réparation, et pourtant l’auteur était bien identifié, à quelque jour de sa majorité. Et j’aperçois le manège d’un «jeune », qui était en train de faire des barricades avec des poubelles et toutes sortes d’objets détruits dans le voisinage, avec les matériaux des travaux laissés là par les ouvriers qui font les habituels travaux estivaux de cet office HLM, notre agenda ne pesant pas grand-chose devant celui des autres « vacanciers ». Avec une capuche de survêtement sur la tête, rien ne semble le déranger, il passe d’un coin de la rue à un autre remettant les objets au milieu de la rue quand des passants en voiture les déplacent pour pouvoir passer librement. Finalement quelque chose a dû le déranger pour qu’il aille se cacher dans les arrières cours des immeubles avoisinants.

Voilà cela fait donc trois nuits que je ne peux pas dormir à cause de l’ambiance d’insurrection dans le quartier. J'ai appris qu'il y avait eu des confrontations entre "jeunes" et policiers l'un des après-midi sans doute après un autre événement.

Alors, après ce qui s’est passé dans la région, à Saint Quentin Fallavier, où il y a d’ailleurs une des plus importantes prisons régionales, certainement un des foyers de propagande régionale du djihadisme, avec ce terroriste qui a décapité froidement son patron. Et manquer de faire exploser encore plus de réservoirs de gaz, si des pompiers n’étaient pas intervenus courageusement. Voilà qu’au lieu de se calmer et de considérer qu’en plein Ramadan, mois de Paix s’il en est, ce n’est pas le moment de faire éclater la haine contre les musulmans qui soufrent déjà trop de ces sectaires islamistes avec leurs méthodes haineuses qui ne sauraient représenter l’Oumma. Apparemment, si ces « jeunes » rentrent chez eux pour casser le jeûne, à l’heure du soleil tombant, pour certains ce n’est pas par respect de l’Islam, mais parce qu’ils préparent le sale coup du soir. Mais que disent leurs ainés de ce comportement ? Pourquoi ne sont-ils pas en capacité de leur rappeler les règles de bon voisinage ? Sont-ils complices ? Ne veulent-ils pas la coexistence pacifique et la richesse interculturelle? Je me souviens d’un jour de l’été passé, quand un mach de coupe du monde avec l’Algérie avait déclenché des émeutes dans plusieurs endroits de la ville; un voisin m’avait stupéfait alors que je lui demandais pourquoi ils faisaient tout ces dégâts, me répondait : « ils sont jeunes ! ». Lui, faisait-il cela plus jeune ? Sûrement pas ! Son paternel l'aurait remis en place.

Ce jour là, j’avais d’ailleurs vu en centre ville de Lyon plusieurs équipes de policiers courser une bande qui pillaient les voitures, profitant du climat de guerre civile, avec échanges de bombes lacrymogènes. Ce soir là en rentrant, j’avais assisté en arrivant dans mon quartier à pied, mon précédent véhicule ayant été partiellement détruit à coup de cailloux et de graffitis, et le métro fermé pour cause d’émeute, j’avais dû prendre un bus tardif, le dernier et arrivais à pied par l’impasse, la même où encore fument les restes d’avant-hier. Là j’assistais à la destruction, par plusieurs jets musclés avec des grosses pierres, de l’abri bus, là devant mes yeux, dont le verre part en une pluie d’éclats de vitres pourtant renforcées. Etant subitement témoin, sorti de l’impasse sombre, voilà que les émeutiers m’insultaient, me menaçaient de brûler ma voiture et me lançaient des pierres, et autres objets disponibles, dont l’un venu de très haut de mon immeuble, me manquant de peu et d’un bruit qui montrait qu’il s’agissait d’un objet lourd que je n’ai pu identifier dans la nuit noire et courant pour en éviter de nouveaux.

C’est vrai qu’il n’y a plus les lumières rassurantes des projecteurs de la cité HLM. Ce soir non plus, ils manquent tout autour des divers bâtiments. Pourquoi les lampes ne sont elles pas réparées ? Ils semblent que certains atteignent directement les placards électriques pour y désamorcer les fusibles des circuits qui gênent leurs trafics. Cela rappelle les adolescents décédés funestement en se cachant dans un endroit normalement fermé qui a produit de graves émeutes.

Ces temps-ci, on ne voit plus les vigiles qui viennent, en général, proche d’une période d’élection ; ou qui assistent à une agression sans agir comme je l’ai vécu l’été passé, assailli par cinq individus à la fois. Là, alors que pour beaucoup de ces « jeunes », c’est depuis longtemps les vacances, aux scolarités chaotiques et les associations arrêtent leurs activités pendant l’été, que les fonctionnaires ferment de nombreuses administrations à des horaires indécents, alors que d’autres n’ont pas de travail. Pas plus d’éducateurs qu’on n’a jamais vu au pied des immeubles, dont l’officine est presque toujours fermées, et loin du « théâtre des opérations », dans le secteur marchant du quartier voisin, « le point du jour »; ironie dans le même local de permanence qu'occupait un ancien député. Ici, la nuit ne tombe jamais !

Le secteur marchant peut bien faire sa vie tant que les habitants de la rue Sœur Janin (une sœur hospitalière du XIXème sècle!) sont confinés dans leur ruelle et se débrouillent entre eux. Ceux qui y vivent contraints malgré eux sont bien mal compris par la majorité de la population du 5ème arrondissement de Lyon ou d’autres arrondissements qui ne comprennent pas qu’on puisse rester dans ce quartier quand ils y viennent UNE fois, et n’y reviennent plus ; laissant ces habitants imbéciles que nous sommes continuer de vivre dans cette ambiance.

Quand vous interrogez des habitants du même immeuble, qu’est-ce qu’ils pensent de ce qui se passe ici, ils vous répondent qu’ils partent tôt le matin, rentrent tard le soir, et n’en savent rien. Mais ajoutent qu’il y a un problème sans l’exprimer : c'est-à-dire vous ! En fait il s’agit d’un ghetto. Un ghetto tabou : tout le monde sait que c’est un ghetto, mais il ne faut pas le dire...pire tout le monde est d'accord!

S’il y a un problème, comme il y en a tant, personne ne doit le savoir à l’extérieur du quartier. Quand les « jeunes » détruisent la stèle faite par les petits, l’article du « progrès », le canard local, ne risque pas de mentionner que la stèle qui avait été en 2014, n’était plus, le soir même, et que une année passée, la réédition de l’opération, a abouti quasiment au même résultat, la stèle seulement cette fois-ci décapitée, elle aussi (voir photo). D’ailleurs, lors de l’édition de l’année passée, des personnes, 25-30ans, s’étaient approchées pour empêcher moralement les filles d’y participer faisant référence sans doute au caractère interdit, dans ce quartier, des représentations figuratives et pourtant si hésitantes de ces jeunes qui n’ont absolument pas l’habitude de faire ce genre de travail artistique culturel et sculptural, faute de moyens et d’encadrement, là gratis, organisés par une association d’origine chrétienne, le Valdoco. Dans le climat laïcard des associations locales, je n’ai entendu aucun écho sur les suites pénales de cette affaire de destruction publique passée sous silence le plus sourd. J'avais pourtant informé le maire de l'arrondissement. Mais difficile d'enquêter dans ces conditions.

Devant ces destructions systématiques, c'est d'une autre éducation dont les enfants de notre quartier on besoin. Il faut détruire ce modèle du ghetto. Il y a tant à faire sur le plan culturel.

Ainsi à l’époque où je participais au conseil de quartier, où je m’y suis épuisé par tant d’opposition larvée, impossible de faire mettre à l’ordre du jour les problèmes de sécurité du sous quartier de la rue Sœur Janin. J’ai jeté l’éponge, Knock out. C’est vrai qu’apparemment outil de la « participation », ces conseils sont trop téléguidés et à rentabilité autocentré vers la municipalité pour identifier les problèmes à mettre à l’agenda électoral, en les maintenant le plus longtemps possible comme des épines de gourous pratiquants une acuponcture contre-sociale et charlatanesque pour faire perdurer le mal et le clientélisme.

Où quand de graves incidents se produisent, la première magistrate de ces lieux, jadis, pourtant choquée par ce qu’elle venait de voir, un double incendie de voitures, sûrement volées, dans un sous-sol, qui détruit toute une imposante structure, qui mettra des années à être refaite avec son lot de nuisances, vous reproche de faire des photos ! D’autres fois, le silence sera imposé et le chapeau posé sur les problèmes du quartier en faisant des menaces de plainte ou par des réunions calomniantes plutôt que venir au secours des habitants, pour les mêmes dérives. En effet, où sont les journalistes? N'y at-il pas des questions à poser dans ce contexte terroristes à nous les habitants de ces quartiers dont sont issus nombre d'entre eux qui ont tantôt filé vers la Syrie ou la Libye? Faut-il attendre la découverte d'un autre "réseau dormant"?

Et le jour de "la fête des voisins", le candidat à la députation reviendra faire la tournée avec le maire de Lyon en personne, et ce dernier jouera au « chamboule tout »… autrement dit faire un coup politique contre le chef de file de son opposition municipale en lui ravisant son siège de député. A part ces occasions, si peu de visites par les élus ou les candidats. Le nouveau député est passé rapidement ministre des sports et se bat avec les mafias des JO, de la FIFA et de la FFF et que se construit l’OL-land… alors que de nouvelles installations sportives sont arrivées récemment dans le quartier flambant neuves... enfin pour la petite jeunesse.

Cette orientation sociétale vers les manifestations de foules, qu’elles soient sportives ou culturelles, font directement penser aux combats de gladiateurs et autres massacres dans les arènes de la décadence romaine justement. Si vous ne faites pas partie de ces suiveurs de spectacles, ces jouisseurs du temps « carpe diem » qui passent alors que d’autres souffrent au milieu de la densité urbaine, vous finissez seul et vivez dans la peur.

Dans notre quartier et ses semblables, à part quelqu’un issu du sérail en place, il ne risque pas d’y avoir une autre représentation, ni aux représentations des offices HLM, ni à la municipalité, ni aux « territoires », qui véhicule la réalité drue de ce qui s’y vit. Si vous êtes non encarté, d’une association non labellisée, non estampillées, et donc non subventionnée, ou même si vous tentez d’en créer une. Le torpillage sera immédiat : avec des rumeurs comme « c’est pour créer une milice », cette idée n’est pas saugrenue ; « c’est pour demander la vidéo surveillance », qui a pourtant été installée dans les quartiers à touristes : et des calomnies sans noms qui touchent le plus profond du cœur quand par ailleurs on lutte et s’interroge sur les alentours des scandales de réseaux de la pédocriminalité. Quand la rumeur gagne, la société est prête à tous les excès. on se souvient des fausses accusations contre les chrétiens lors de l'incendie de Rome sous Néron ou contre les juifs sous l'occupation nazie.

Si vous témoignez ou êtes victimes directe, votre plainte ne portera pas, existera-t-elle véritablement au plan judiciaire ? Alors pourquoi vous énerver avec les agents de police qui ne veulent pas enregistrer les éléments qui permettrait d’identifier les terroristes de quartier. Pas de trombinoscopes, ils ont droit au droit à l’image sans doute, et en période de Ramadan, il ne faut pas parler de photographier quoique ce soit au risque qu’on vous arrache votre matériel, comme à l'école, le droit à l'image se confond avec les tabous rituels. Si vous faites dépêcher la police alors que vous êtes l’objet de harcèlement, de projectiles et d’insultes publiques, si ce harcèlement n’est pas de nature des discriminations en cours : homophobie, antisémite ou raciste, on s’en moque. Le racisme anti-français, cela n’existe pas. Évidemment puisque les agresseurs le sont, français. Où les reconduirait-on puisqu’ils sont . . . du ghetto. Mais souvenons-nous du ghetto de Venise, de Varsovie, de Lotz… le temps qui a suivi fait frémir.

Alors voilà l’important, quand une société produit des ghettos, où les règles effectives sont différentes de la République, il n’est pas étonnant qu’elle produise aussi des terroristes. Daech est là. Le patron qui s’est fait décapité par son employé, était non seulement chef d’entreprise, mais impliqué sur son quartier d’habitation dont il était le président du comité des locataires. C’était un vrai représentant de son quartier, son tord. C’est finalement et paradoxalement par son truchement que les protections Vigipirate et Seveso, pourtant sévères, ont été contournées. L’Homme Bon est finalement le vecteur de l’Imposteur. Celui par qui l’horrible arrive car la traitrise est telle qu’elle surprend même sa femme, sa famille, ses amis, ses voisins. Le conflit familial et la survenu d'un divorce annoncé est peut-être là encore un déclencheur. Le terroriste a bien dissimulé ses intentions. Comme ces terroristes de l’internet qui agissent sous pseudo.

Parmi les voisins à qui vous dites bonjour tous les jours, certains, et peut-être nombreux, sont complices de ce qui se passe et y participent, consciemment, sachant appartenir à une guerre qui ne dit pas son nom et qui se développe dans les ghettos et sur le net. Cette France-là est bien réelle. Chaque nuit me le rappelle, comme celle là alors que j’étais invité le lendemain matin… une fois de plus, je n’irai pas, pour rattraper le sommeil volé de nuits en nuits, comme dans le conte des mille nuits comme Shahrazade de peur d’être aussi décapitée sans doute, relate la multitudes des histoires qui ne sont que le reflet de la vérité vécue.

L’histoire se répète-t-elle ?

Est-ce que les habitants du ghetto veulent que la terreur continue ? Car certains habitants de ne pas le comprendre car ils n’ont jamais eu que cet horizon culturel comme l’exprimait Fadéla Amara la présidente de « ni pute ni soumise », restée sans moyen arrivée au gouvernement. Elle pourrait persévérer dans son discours en reprochant maintenant la « tournante » politique dans les caves de la République.

Est-ce que les responsables et tous les vrais musulmans de l’Islam honorable, civilisé et pacifique qui vivent autour de nous peuvent supporter que ces hordes de sauvages continuent à proférer leurs insanités en leur nom ? Malheureusement, ce sont souvent leurs propres enfants qui sont là et desquels ils n’arrivent pas à faire respecter l’autorité parentale. L’économie souterraine dépasse leurs capacités et fait loi. L’éthique, qu’elle soit républicaine ou musulmane, n’a que peu de force dans une société toute tournée vers le matérialisme. Et dans le même temps que les valeurs de la famille qui sont partagées par toutes les obédiences religieuses, chrétiennes, musulmanes et juives, et autres sont attaquées par l’état en mettant en avant des « communautés » de genre nouveaux qui font la pluie et le beau temps dans les ministères et les administrations de service public.

Est-ce que les élus de la République, pourtant souvent sollicités lors de tous les suffrages, vont enfin se rendre compte qu’il y a des gens qui vivent sous ce diktat et leur apporter le secours républicain ? Combien de fois faudra-t-il s’humilier en public en portant le statut de victime alors qu’on lutte depuis des décennies sans être entendu ? Tantôt sur le logement social, tantôt l’emploi, tantôt la citoyenneté, tantôt la culture ou l’éducation… Lutte reconduite d’un quartier à l’autre, tout au long d’une vie, constatant partout la même impunité et les mêmes magouilles.

Pourquoi ne se donne-t-on pas les moyens d’éradiquer le trafic de drogue qui pourrit nos quartiers sensibles ? Y-a-t-il des responsables ou des ripoux qui en profiteraient ? Les grosses berlines qui circulent à certaines heures tardives faisant crisser les pneux et font peur aux intrus de ce système mafieux qui se trouveraient là à la mauvaise heure n’appartiennent pas aux dealers du quartier. La confiance dans les institutions de la République est largement entamée quand l’inaction (qui n’est qu’apparente) ou l’incapacité s’affiche. Quand on prévoit que les pompiers devront sortir encore cette nuit et que le quartier semble attendre, désespéré, la "force publique". Quand les pompiers, qui reçoivent aussi les cailloux repartent, la rue semble vide. Alors pourquoi ne pas recommencer dès cette nuit, la suivante et la prochaine à brûler pour la combientième fois une auto ou une poubelle dans l’abri bus ? Celui-ci ne sera pas réparé avant longtemps tellement les services de la voirie et des TCL (« transport collectif ») connaissent le protocole estival.

Quand les services de justice, police, municipalités travaillent en collaboration, voilà le résultat : « Il ne faut pas les provoquer ! Il pourrait y avoir des émeutes ! ». Parfois il y a une intervention en nombre mais on n’a jamais aucun retour des causes et résultats comme il y a quelques jours où certains disaient qu’il y avait eu un chauffeur de bus objet de tirs, ce que personne n’a confirmé : rumeur ou réalité? Moi j’ai bien entendu quelque chose qui pourrait être un coup de feu cet après midi là. Mais avec les pétards à l’approche du 14 juillet, où il va y avoir encore la « fête au quartier », on peut douter. Il faut une autre politique. Les quartiers où les habitants survivent pendant que les autres prennent leurs vacances sont en continuité du territoire national. Chaque sou collecté pour l’impôt doit se retrouver aussi ici plutôt que dans les pots de fleurs du centre ville, les roses ont ici une odeur amère, la ènième chaussée refaite sans aucune nécessité pour épuiser un budget pléthorique, contenter les demandes de pistes de « déplacements doux », ou les blocs de granite qui pullulent pour assouvir le désidérata du lobby des transports collectifs et des vendeurs de béton bien introduits.

L’office public de HLM (ici le Grand Lyon Habitat, dépendant de la désormais inatteignable métropole) doit aussi assumer sa responsabilité d’acteur public, toujours absent, sauf quand il faut exproprier un « mauvais payeur ». Car rappelons-le, la mission sociale conférée aux offices publics implique aussi celle de la sécurité. Or que constate-t-on : les numéros d’urgence sonnent dans le vide et si l’appel passe se perd dans les big data ; le personnel n’est que de « maintenance », qui a du mal a faire respecter ne serait-ce que la propreté élémentaire quand des couches pleines se retrouvent volant par les fenêtres, que les détritus parsèment les abords et que nettoyer les escaliers relèvent du mythe de Sisyphe. Sans compter les représailles contre ces témoins fragiles qui dérangent les mafieux. La volonté indubitable des « responsables clientèles » s’émousse au fil du temps et, turn over là encore, seront souvent remplacés sans jamais avoir à connaître l’historique de la cité. Le soutien par les associations de locataires n'est que muselée, allié au système en place. Le réel objectif visé par l’agence centrale est que le turn over de « clients » puisse lui remplir les cases de ce jeu de « cajapoule », version moderne de la chaise musicale, en moins mélodieuse.

Alors quand mes propres amis me disent qu’il faut que je déménage, ils m’insultent ! Car on n’a pas à fuir dans ce pays devant les barbares. Nous sommes tous libres d’habiter selon nos moyens. Nous n’avons pas à donner droit à la mafia de se débarrasser de ceux qui ne se soumettent pas à cette omerta. Réagir ainsi est se rendre complice que finalement ce ghetto est bien normal et que y vivre est assimilable à être d’accord avec leurs mafieux, minoritaires. C'est une vraie discrimination pour la majorité qui y vit. Alors je devrais demander « ma mutation » pour qu’un autre prenne ma place ? Comme à Verdun, pour remplacer un soldat tombé dans la tranchée! Vous qui n’êtes pas si courageux pour venir vous garer en bas de chez moi passer un moment à faire de la musique avec moi, croyez-vous qu’il faille toujours capituler ? Vous voyez bien que vous, vous seriez partis depuis longtemps et auriez alimenté le turn over locatif de ces quartiers.

Alors que si tout le monde faisait son travail sans être muselé, soit par là l’apparent coût économique de la présence de vigiles formés à la sécurité pour les HLM ; soit par des quotas de plaintes pour la police, par des places de prison (quand il n'y a plus d'autres solutions) ou de centre fermés pour les mineurs (parfois seule prévention) pour la justice, soit par des collaborations toxiques pour l’action municipale, soit par la peur de représailles pour les citoyens habitants témoins…

En révisant nos responsabilités concernant l'éducation des jeunes qui vivent et se trouvent détournés de leurs scolarité normale si on ne réagit pas assez tôt et avec une réelle volonté de les soustraire à ces réseaux toxiques. Mais là l'efficacité de la Sauvegarde de l'Enfance montre ses limites et les moyens sont toujours conditionnés à des règles d'endogamisme économique pour "garder un dossier", sous tutelle des conseils généraux (territoriaux maintenant) qui laissent filer leur contrôle ou à l'incapacité de traiter comme il se doit au plan judiciaire les solutions adaptées aux mineurs en déroute, si leurs parents n'y arrivent plus, faute d'autorité ou de compétences. L'avenir d'un jeune doit il être conditionné au seul fait d'avoir à commettre l’irréparable pour qu'on agisse préventivement?

Tous muselés comme le cochon des mangounes d’antant que comme minorité invisible auvergnate (vous ne saviez pas que cela existe ! Et il y en a beaucoup d’autres silencieuses), j’ai pu connaître et qui sont depuis longtemps interdites ... Ah pardon, faut pas parler de cochon! Pourtant la « cuisine » lyonnaise ne se fait pas sans eau de boudin.

Habitants de ma rue, quand allez vous vous manifester contre ces émeutiers?

Citoyens de partout, quand allez vous manifester votre solidarité contre ces dérives qui se perpétuent dans ces ghettos?

Nicolas Sègerie, habitant de la rue Sœur Janin, à Lyon 5ème arrondissement et toujours citoyen de la Vème République, indépendant de tout mouvement politique, confessionnel ou syndical.

contact: reseau-colin-bagnard@orange.fr

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Publié par Nicolas Sègerie Réseau Colin Bagnard
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