Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation Du Réseau

  • : Blog du Réseau Colin Bagnard pour les enfants du divorce
  • Blog du Réseau Colin Bagnard pour les enfants du divorce
  • : Le maintien des relations des enfants du divorce ou de la séparation, avec leurs deux parents séparés ou divorcés, leurs grand-parents, leurs deux familles... pour l'égalité parentale et une co-parentalité responsable.
  • Contact

Recherche À Partir De Mots Clef

26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 13:30
 

  Lorsqu’on lit les textes de nombreux enseignants sur le net ou les analyses de psychologues, on ne peut qu’acquiescer : le laxisme gagne du terrain.

 

Ainsi : l’éducation des enfants se partage entre plusieurs sources « d’autorité », si le terme existe encore au dictionnaire académique:

  • Les parents au sens nucléaire, (papa & maman)
  • L’entourage, au sens famille élargie,
  • La rue ou le quartier,
  • L’école,
  • Les médias avec surtout la « télé »,
  • Les androïdes de toutes « générations ».

journee-internationale-de-l-enfant.jpg

 

Les parents, s’ils sont encore en vie, s’ils sont encore en couple, ce sera peut-être l’éloignement pour le travail ou la capacité d’encadrer leurs enfants dans les matières générales qui fera défaut. Mais de plus en plus souvent, ces familles sont dites « monoparentales », sous entendu la famille n’est plus même ce noyau nucléaire des deux parents… alors évidemment, si la séparation des parents est passée par là, il sera facile de proposer aux enfants d’autres parents de substitution, « les fameux tiers », en délogeant parfois le parent réel (c'est-à-dire naturel). Et voilà que des couples étranges apparaissent… qui détruisent encore le modèle, sinon institutionnel fruit des plusieurs millénaires, au moins le modèle biologique. Une imposture qui fait passer l’engeance humaine au rang des gastéropodes, hermaphrodites et détourne la société vers celui de la mante religieuse ou de la veuve noire.

 

L’entourage, voilà que les grands-parents, les oncles et tantes, les voisins, tous n’ont plus qu’un rôle ténu dans l’éducation a contrario de modèles culturels africains, asiatiques ou américains ; puisque les familles là au sens étendu, sont éclatée entre monde rural et urbain, d’une région à l’autre, d’un pays à l’autre avec la mosaïque culturelle qui forme notre cadre sociologique. Mais avec le débat sur la filiation, pourquoi s’embarrasser des grands-parents…

 

L’école, comme le disent ces enseignants irrités dans leur environnement professionnel, développant d’ailleurs un taux de suicide objectivement significatif, voit se limiter la tâche aux objectifs désignés dans les « programmes » (de cette sombre informatique), sans avoir le secours du relais « des devoirs » (le vilain mot, on ne fête plus que les « droits ») au domicile puisque la frontière ne doit pas être franchie dans l’esprit de beaucoup, sous la coupe idéologisée, et que ces objectifs mêmes sont discutables et discutés comme on l’a entendu lors du débat sur « le rythme scolaire » ou « de la réforme de la famille ». Laissons les faire ces « devoirs » à la garderie ou l’étude du soir… voyons alors ce qui s’y passe ? Là il y aurait pourtant une pépinière d’emplois ! Pourtant, les devoirs à la maison étaient et restent d’abord un lien entre parents et enseignant, au travers du suivi de l’élève, au-delà des notes du bulletin qui tombent comme la grêle et le tonnerre (dans le meilleur des cas) en fin de trimestre quand les résultats sont décevants. au delà des carnet de correspondance qui ne correspondent plus à rien et souvent au prétexte de modernisme, relayé aux oubliettes quand la fiche est consultable sur le net! L’éducation est l’affaire de tous les jours, pas qu’au seul moment du bilan qui sanctionne une exclusion potentielle du système. L’autorité de l’école, ce sont les apprentissages et ses méthodes, alors si la contestation gronde sur les contenus colorisés ou de méthodes non cohérentes avec l’action parentale, on ne peut que s’étonner que l’acquisition des savoirs, savoirs faire, savoir être aboutisse à un sentiment d’incompréhension.

 

Alors si ces parents sont séparés, que va-t-il rester de leur rôle avec la peau de chagrin que représente l’application des circulaires de l’éducation nationale correspondant aux parents séparés (l’envoi du bulletin, les autorisations parentales de sortie, les élections de parents d’élèves (qui excluent de fait par incapacité d’intégration par l’information et la volonté suffisante les parents séparés si ils ne le sont pas déjà du fichier scolaire), les quêtes pour la kermesse, là pour la recherche de budget, cela marche mieux pour n’oublier personne…). Et encore si ces circulaires étaient appliquées sans de nouvelles conditions que certains établissements imposent en dépit de la règlementation : donner les enveloppes timbrées avec l’adresse du parent satellisé, … si le « logiciel » n’a pas prévu qu’il y ait DEUX parents (séparés)…

 

La rue ou le quartier, parfois « pas de quartiers » de certaines zones où l’éducation est le modèle tribal et de l’économie parallèle, où la loi est celle de l’omerta du ghetto, la sanction les représailles et l’exclusion sociale qui renforce encore l’exclusion économique de ceux qui refusent les miettes de cette économie dévastatrice, non seulement pour les cerveaux des consommateurs et leurs progrès cognitifs, mais aussi contre une progression normale selon leurs capacités des élèves dans leur scolarité déstabilisée. Les réponses sociales qui ont été tentées, malgrès les constats bien établis, ont beaucoup déçu mais pourtant continuent avec le maigre budget qui reste dans la même lignée qui faute de régler ou arbitrer accuse encore les accents du communautarisme avec des financements exogènes aux finalités pour le moins ambigües.

 

Les media, c'est-à-dire au sens mass-media, au contraire de l’idée « im-media », c'est-à-dire sans intermédiaire comme les sont les parents ou l’entourage et l’école, voilà que contrairement aux générations qui les ont précédées, sont sursaturés d’images avec les sons qui vont avec que les psychologues s’accordent à proscrire pour les plus jeunes âges, pour leur violence ou leur virtualité dans des esprits non encore formés. Doit-on maintenant confier nos gosses en garderie aux criminels des mégapoles ou aux risque-tout qui dévalent des pentes sur le front d’une avalanche ? Le zapping d’une virtualité à l’autre est déstabilisant pour la quiétude naturelle aux apprentissages. Heureusement en Europe, les armes ne sont pas en vente libre pour assurer les revenus sordides des sociétés qui les fabriquent, ce n’est pas si souvent que des adolescents s’adonnent au massacre car leur « logiciel » interne répond lui aux réflexes bien réels forgés par cette violence incessante, à raison de quinze meurtres par minute de visionnage des heures durant : de quoi retenir le souffle jusqu’à la prochaine page de « publicité » qui est la seule vraie motivation de la pluralité des écrans, toutes catégories confondues. Le développement des destructeurs et addictifs  « jeux » aux marketings effarouchant est de la même veine. Pourtant pas d’interdictions en vue malgré les ravages. Commerce prospère parfois en bourse! Il ne faudrait pas trop perdre de marchés et de point du PNB de cette fumeuse croissance ! Que fait le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel : indiquer un chiffre dont on ne comprend plus la logique et qui surprend devant les horreurs si visualisées à contre cœur ? Il faut reprendre la main sur ces questions qui nous touchent tous dans nos foyers et nous mettent en concurrence déloyale, avec la puissance des études les plus poussées de la psychologie mal orientée. N’avons-nous pas vu nos propres enfants nous zapper alors qu’on leur disait quelque chose qui  fâche ? Que reste-t-il de nos enfants quand cette « éducation » intrusive et nauséabonde s’insinue pour mettre un biais dans l’éducation prioritaire et salvatrice qu’on souhaite a priori leur apporter ? Certains parents ne savent plus quoi faire et qui croire! Voilà que nos enfants comme tans d’adultes deviennent ces « androïdes » hyper-connectés, mais déconnectés de leur propre réalité ! Vivent par procuration la pseudo-vie des idoles du moment, aussi écervelées qu’on puisse l’être, et finissent parfois, est-ce prémonitoire pour les idolâtres, en garde à vue pour tentative d’assassinat.

 

Avec le recul, le camembert de l’éducation de nos enfants se partage, selon les « familles » avec une fraction parentale qui devient vestigiale et où celle de l’école n’est plus celle majoritaire en quantité d’information distillée journellement dans les têtes qu’elles soient brunes, blondes, crépues, rousses ou même chauves chez nos enfants malades. Sans responsabilité désignée dans la hiérarchie des « autorités », le laxisme désigné par beaucoup d’analystes imaginant qu’il s’agit là d’un résultat souhaité, se diffuse avec la confusion qui l’accompagne, la cacophonie dans les finalités, la perte de cap pour la Nation.

 

L’intérêt de l’Enfant, ses Droits, internationaux ou intrafamiliaux, doivent tirer notre réflexion jusque là ! Nous fêtons la Journée Internationale des Droits de l’Enfant chaque 20 novembre, mais nous devons y veiller chaque jour.

Partager cet article

Repost 0
Publié par Nicolas Sègerie Réseau Colin Bagnard - dans REFORME FAMILLE
commenter cet article

commentaires

Articles Récents

Articles D'archives