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  • : Blog du Réseau Colin Bagnard pour les enfants du divorce
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  • : Le maintien des relations des enfants du divorce ou de la séparation, avec leurs deux parents séparés ou divorcés, leurs grand-parents, leurs deux familles... pour l'égalité parentale et une co-parentalité responsable.
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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 00:47

LES FAITS:

La préméditation a été écartée a priori dans le drame familial qui s'est joué samedi à St-Priest (Rhône). Il a été mis en examen pour "homicides volontaires". Un père de famille britannique a égorgé ses deux enfants alors qu'il avait leur garde pour la première fois depuis un divorce conflictuel.

  • Par Philippe Bette
  • Publié le 21/05/2013 | 08:42, mis à jour le 21/05/2013 | 11:48
source: http://rhone-alpes.france3.fr/2013/05/21/la-premeditation-priori-ecartee-pour-le-pere-meurtrier-de-st-priest-254745.html
© France3 Rhône Alpes
carte-St-Priest-infanticide.jpg

Le Britannique ayant tué ses deux enfants samedi près de Lyon, après un divorce difficile, a été mis en examen lundi pour "homicides volontaires", le parquet n'ayant pas retenu la préméditation. "Il est mis en examen pour homicides volontaires sur mineurs de 15 ans et placé en détention provisoire", a déclaré à l'AFP le parquet de Lyon. La presse britannique fait par ailleurs ses gros titres à propos du drame de Julian Stevenson.

"Il va y avoir des investigations de personnalité pour établir quel était le contexte de la séparation" ainsi qu'une expertise psychiatrique de cet homme de 48 ans, a précisé le parquet. "En l'état, la préméditation n'est pas retenue, mais on a toujours la possibilité de changer en regardant les procès verbaux d'auditions, la qualification d'homicides volontaires sur mineurs est provisoire", avait précisé un peu plus tôt le parquet.

Interpellé samedi soir dans une rue de Lyon, ce père divorcé a avoué, dimanche en garde à vue, avoir tué ses deux enfants, après un divorce conflictuel concernant leur garde.

 

homicide-de-St-Priest.jpg

"Une séparation douloureuse "

Au fil des auditions, il s'est ensuite "expliqué" sur les raisons de son geste, a indiqué le parquet, se refusant à plus de détails. Le drame "est manifestement lié à une séparation douloureuse" d'avec sa compagne française épousée en 2005, et "des modalités d'exercice du droit de visite aux enfants qu'il considérait comme insuffisant". Il bénéficiait en effet au départ d'un droit de visite normal de ses enfants à son domicile. Mais "un épisode de violence sur son épouse  en octobre 2010 avait entraîné une restriction" de ce droit et "c'était la première fois" ce week-end qu'il pouvait recevoir ses enfants, chez lui, sans la présence d'un tiers", selon cette source.
 
C'est en venant rechercher ses enfants, samedi en fin d'après-midi, dans l'ancien appartement familial où le père vivait désormais seul, à Saint-Priest, dans la banlieue sud-est de Lyon, que la mère, aide-comptable, aurait croisé son ex-mari sortant de chez lui, les vêtements tachés de sang. Selon plusieurs témoignages de voisins, l'homme a alors pris la fuite à rollers, laissant son véhicule dans le garage de l'immeuble.

Trouvant porte close, la mère avait aussitôt donné l'alerte, déclenchant immédiatement les recherches, tandis que la police perquisitionnait l'appartement. Alors qu'elle était confiée à des voisins, les policiers découvraient alors les corps de la fillette de 5 ans et de son frère de 10 ans, égorgés. Un couteau, "qui pourrait être l'arme" utilisée pour les meurtres, a été trouvé sur place, selon une source judiciaire. Il devrait être expertisé. En état de choc, la mère des enfants n'a pu être entendue immédiatement par les enquêteurs. Elle l'a finalement été dimanche après-midi. Nombre de voisins ont également été entendus dimanche à l'hôtel de police par les hommes de la sûreté départementale chargés du dossier.

Plusieurs d'entre eux ont dit à l'AFP que le père, au chômage, était "un peu porté sur l'alcool" et qu'il avait divorcé depuis "deux ou trois ans" parce qu'il avait "porté la main sur son épouse". "Nous sommes en contact avec les autorités françaises et nous attendons l'issue de leur enquête", a déclaré de son côté à l'AFP un porte-parole du Foreign Office à Londres.

 

Deuxième source: Créé 21-05-2013 14:38
http://www.metrofrance.com/lyon/infanticides-de-saint-priest-une-cellule-psychologique-a-l-ecole/mmeu!fH8Row8AOla2/

Saint-Priest : une cellule psychologique à l'école

FAIT DIVERS – Une cellule psychologique a été mise en place dans l'école iséroise où était scolarisés les enfants tués par leur père samedi. C'est ce qu'à annoncé le rectorat aujourd'hui.

L’affaire traverse les départements. Trois jours après le double meurtre de Saint-Priest (Rhône), une cellule psychologique a été mise en place ce mardi en Isère, dans l'école où étaient scolarisés les deux enfants égorgés par leur père.

La mère, aide-comptable, avait en effet rejoint sa terre d’origine après avoir divorcé. "Une cellule a été mise en place dès ce matin dans l'école pour accueillir les élèves et les enseignants. Elle est composée de médecins et de psychologues", a annoncé une porte-parole du rectorat.

"Le temps qu'il faut"

"Cette cellule restera le temps qu'il faut, selon les besoins des enfants et des enseignants", a ajouté le rectorat, sans préciser où se trouve exactement l’établissement en question.

 

Pour rappel, samedi, Mathew (dix ans) et Carla (cinq ans) ont été tués par leur père, Julian Stevenson, un Britannique de 48 ans ayant très mal vécu la séparation avec son ex-épouse.Celui-ci a avoué les faits et a été mis en examen pour homicides volontaires sur mineurs de quinze ans et placé en détention provisoire à Lyon.

 

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COMMENTAIRE RCB:

 

Comment un parent (ici un père) peut-il faire une chose pareille alors que ses enfants étaient la prunelle de ses yeux ?

 

Ceux qui ont vécu la séparation d'avec leurs enfants savent que l'exercice du droit de visite restreint après une période de séparation plus grave est difficile. Comment ramener à contre coeur "volontairement" SON enfant à la situation insoutenable de séparation ?

Sentiment de bagnard !

 

Là ce père a "pété les plombs" subitement puisque l'heure d'avant il était dans un restaurant local MacDo pour leur acheter des bonbons, tous souriants.(sources anglaises plus locaces: http://www.dailymail.co.uk/news/article-2326937/Julian-Stevenson-Briton-cut-son-daughters-throats-French-apartment-took-McDonalds-buy-sweets-hours-killing.html)

 

Alors pourquoi ces actes irréparables?

Est-ce le sentiment de nouvelle rupture en fin d'exercice du droit de visite qui a déclenché cette accès de fureur?

Y-a-t-il eut un autre événement non relaté par les protagonistes restant vivants?

 

Comme le suicide, l'acte le plus souvent exécuté, dernier message à tous;  n'est qu'une forme de "validation" ultime de la situation d'exclusion du parent concerné qui se ressent encore plus douloureusement lorsqu'il faut ramener les enfants! L'exécution est le stade suivant où l'observation que les enfants sont irrémédiablement marqués, sans prise en compte de la connaissance de la résilience propre à ces enfants et au temps qui coulera.


Il y a bien d'autres cas de drames où on peut imaginer ce scénario comme réel dans l'actualité passée. Mais jamais il n'est tiré ce genre de bilan ou d'analyse... les disparus disparraissent les uns après les autres sans qu'on en tire jamais les conséquences! Les enquêtes ne sont jamais diffusées, sont-elels vraiment intérrogatives de ces processus de séparations? J'en doute beaucoup ! Le parent en grande souffrance devient le "forcené" ou "le meurtrier" alors que quelques minutes avant, personne n'en avait l'idée. Sans doute une telle intérrogation désignerait des "responsables" ou des "incompétents" ou un "système" de rémunération ou de "développement ou de réseaux occultes".

 

Parfois, sous l'atteinte de l'aliénation parentale, l'enfant au moment de partir dit quelque chose d'insoutenable pour le parent. Moment cruel où l'enfant retournant avec son geolier ce ralie à son discours. La dernière goutte qui fait déborder le vase de l'insoutenable.


Or on sait que dans ces situations de "restitution des enfants", le parent qui attend les enfants peut-être particulièrement pénible à harceler le parent qui exerce ainsi le droit de visite au prétexte de phobies et provocations, insultant souvent alors que l'échange devrait se passer calmement ne serait-ce que pour les enfants. Dans cet état de stress, que ceux qui ne l'ont pas connu ne peuvent comprendre, agravé parfois par des facteurs comme la prise d'anxiolitiques (le rôle potentiel de l'alcool par exemple dont l'effet est à double tranchant à la fois anxiolitique mais altérant la conscience et le comportement) peut se révéler particulièrement dangereux. Est-on dans un tel cas dans l'affaire du double infanticide? Le meurtrier pourra-t-il réellement expliqué ce qui s'est passé dans sa tête?

 

En quoi les condamnations éventuelles pour "violences conjugales" ( largement habituellement surestimées par des processus conflictuels du divorce) justifient des décisions contre le maintien du lien avec les enfants de son éventuel auteur ?


N'était-ce pas produire les conditions qui aggrave le problème plutôt que chercher à le résoudre?

 

Dans le cas de St Priest, l'antécédant affiché de "violence" ne devait-il pas produire un principe de précaution alors que cet argument est utilisé abusivement à souhait en toute impunité par combien de candidats au divorce sous la pression et le conseil de praticiens de la juridiction familiale?

 

En quoi la rumeur d'alcoolisme ou son aggravation (alcoolisme rapidement validé ici par les journalistes en se basant sur 1 déclarant sans prise de réserve)  serait conçue comme cause des évènements et non comme conséquence de la séparation? Tout au moins comme un système psychologique complexe que le seul ostracisme d'un parent ne soigne pas.

 

Cette tragédie pose la question des moyens à donner à la médiation et aux espaces rencontre pour prévenir de tels drames lors des séparations.


Elle pose la question dans les séparations et les décisions qui en découlent trop souvent en sacrifiant un des parents de l'évaluation des risques psychologiques, physiques ou mortels pour les enfants, ces parents ou les tiers.


Ce drame pose la question de l'injustice causée trop souvent dans le cadre de la séparation par décision judiciaire qui ne respecte pas l'égalité parentale dans l'esprit de la loi qui existe déjà pourtant.

 

Autant de questions qui abondent dans l'obligation de réformer le mariage et le divorce, la médiation et la justice familiale; la famille en général.

 

Sinon, comment peut-on expliquer que cet homme ait pu arriver à commettre cet acte incompréhensible? L'infanticide de Mathiew et Carla !

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Publié par Nicolas Sègerie Réseau Colin Bagnard - dans REFORME FAMILLE
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