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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 20:40

 Voilà enfin que Florence Patrimonio me dit être avec René Forney en chambre carcérale au CHU de Grenoble.

 

Elle a passé toute la journée avec William Bec et Pierre Marie Descours pour faire exécuter son autorisation de « permis de communiquer » délivré par le juge d’application des peines lundi passé à la maison d’arrêt de Varces ; mais après maints refus par le personnel hospitalier sous obligation hiérarchique, il aura fallu attendre et attendre des heures durant toute la journée pour obtenir enfin une nouvelle autorisation du préfet de police pour accéder au lit de René. Depuis plusieurs jours, après les courriers réceptionnés par les uns ou les autres, nous étions très inquiets. Avec une voix très affaiblie, j’entends la voix de René !

 

René m’explique alors qu’il a senti qu’on voulait le mettre en isolement total dès le début de son incarcération. C’est ce qui l’a décidé à entamer une grève de la faim et de la soif ! Par conséquent c’est depuis le début, le 8 février, il y a 19 jours ! Si pour une grève de la faim, des études ont montré qu’il était dans certaine conditions possible de tenir plus d’un mois, en revanche pour l’alimentation en eau, quelques jours suffisent pour terrasser n’importe quel molosse. René m’a expliqué sommairement ce qui se passe dans son corps : comme un engourdissement général lorsqu’on s’appuie trop sur une jambe.

 

René m’explique qu’il est tombé plusieurs fois dans un état inconscient et que le service de l’infirmerie de la maison d’arrêt a même utilisé le 17 février des électrochocs par deux fois. C’est ainsi que sonné, mais à demi conscient, car il n’a pas eu d’arrêts cardiaques comme on le supposait, entre deux perfusions, il a senti sans rien pouvoir faire une douleur tellement intense : « comme si on vous enfonce un râteau dans la cage thoracique ! » D’où le dessin qu’il a envoyé à plusieurs d’entre nous. Devant l’affolement, les agents de l’infirmerie ont appelé les pompiers qui l’ont transporté au CHU une première fois. La situation, mais cette fois-ci sans électrochocs s’est reproduites deux autres fois.

 

Torture-aux-electrochocs-a-l-infirmerie.jpg

 

Il m’a expliqué dans quelles conditions il avait été arrêté, sous la diligence du juge qui le poursuit qui est intervenu alors même qu’il avait fait opposition au TGI pour son incarcération mais une opposition qui n’a semble-t-il pas été enregistrée bien que le dépôt ait été effectif. Le juge a requis deux policiers directement. René a expliqué combien il était évident que c’est par des anomalies de procédure que son droit à la défense a été bafoué.

 

René est rentré de nouveau dans le détail des affaires qu’il dénonce sur lesquelles nous rentrerons dans les détails un autre moment. Disons qu’il rappelle les liens entre des policiers reconnus coupables et révoqués, des sociétés qui touchent à l’immobilier, des collectivités territoriales dont les services sont reliés à ces sociétés par des relations matrimoniales, et en définitive que c’est une partie de la classe politique qui s’est partagée les bénéfices d’affaires frauduleuses au prorata du nombre d’électeurs pour financer des opérations électorales. Que ce système n’est pas nouveau à Grenoble et se reproduit dans le temps et dans l’espace dans un certain pluralisme.

 

Là, j’ai rassuré René qui m’aurait détaillé la saga grenobloise si la fatigue et l’extinction de voix ne le dissuadait pas ; en lui indiquant que nous étions nombreux à le soutenir avec un comité de soutien décidé, aux nombreux membres, et qu’il avait fait le principal. Nous le remercions. Il doit maintenant se reposer, nous prenons le relais en commençant par la demande de suspension de peine pour raison médicale.

 

Nous pouvons tous remercier Pierre Marie, William, Florence et ceux qui les ont accompagnés ou faciliter le respect des droits de la défense toutes cette longue journée, mais qui nous rassure tous !

 

(voir aussi https://www.facebook.com/reseaucolin.bagnard)

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Publié par Nicolas Sègerie Réseau Colin Bagnard - dans AFFAIRES EN COURS
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