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  • : Le maintien des relations des enfants du divorce ou de la séparation, avec leurs deux parents séparés ou divorcés, leurs grand-parents, leurs deux familles... pour l'égalité parentale et une co-parentalité responsable.
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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 23:09

Ce soir, la chaîne TV France 3 a retracé le procès de Véronique Courjault à travers un docu-fiction, Parcours meurtrier d'une mère ordinaire.

Rappelons que
cette mère de famille de deux enfants avait eu plusieurs grossesses et mit fin à la vie de trois nouveau-nés sans que son mari Jean-Louis ne s'en rendre apparemment compte, ce qui intrigue tout père de famille, mais qui n'apparaît pas comme impensable lorsque l'on connait des faits réels où les relations du couple parental sont telles qu'envisager ce type de "dérapage" est proche des situations vécues en cas de nombreux d'avortements "communs" ou d'autres appelés improprement "thérapeutiques". Là nous sommes dans le cas inverse.

Véronique Courjault a comparu devant la cour d'assises d'Indre-et-Loire au printemps 2009. Elle y a été jugée pour « assassinats » après avoir avoué trois infanticides : ceux de deux bébés nés en septembre 2002 et décembre 2003, alors que le couple Courjault vivait à Séoul, et celui d'un nouveau-né mis au monde clandestinement, au cours de l'été 1999, en France. Elle a été condamnée à 8 ans de prison, qui apparaissait dans les média au moment de la condamnation en juin dernier comme faible étant donné les remises possible de peine, mais qu'il fallait tenir compte des deux enfants et du mari, ce qui a mis fin aux rebondissements après la découverte générale du "déni de grossesse". 

Bon; au Réseau Colin Bagnard, on ne constate pas toujours une telle attention pour les pères et les enfants! On s'interroge sur ce qui semble être une forme de réhabilitation???

Mais quelle est la question essentielle posée par ce drame multiple ?

D'après le téléfilm qui restitue les paroles strictes du procès, cette mère a agit dans le secret car elle craignait que, si le mari avait connu ces grossesses, il lui aurait sûrement demandé des avortements.

Par conséquent,
c'est la question sociale qui se pose de "l'autorité parentale" sur les naissances à naître. La Justice ne peut pas poser cette question dans le cadre de ce procès car elle se base sur la loi et ne s'intéresse qu'au caractère criminel de ces disparitions puisque dans les délais prévus par la législation, les fœtus ne sont reconnus "personne juridique" qu'après 12 semaines d'aménorrhées. Mais la Justice aurait pu poser la question du choix dans le cadre de l'exercice de l'autorité parentale. Mais elle tranche dans le sens habituel qui consiste à dire que c'est l'affaire de la "femme" et de son "corps". Or dans le lien du mariage, il va de soi que le corps de la femme est aussi celui du couple! Ce que la loi ne reconnait pas.

Si cette mère avait été dans un comportement "habituel", elle aurait décidé SEULE de garder ces enfants. La société ne lui aurait rien reproché. Elle n'aurait pas été poussé à repousser sine die jusqu'à leur naissance sa volonté, ou disons, sa velléité de les garder. Cependant sa décision n'a pas pu prendre "corps" dans sa réalité, contrainte:
- à l'étranger ici la culture coréenne accepte-t-elle que la "femme" décide sans son mari? Probablement pas,
- dans son couple qui vit avec ses propres "coutumes" et "conventions", où ses enfants n'ont pas été "annoncés". 
- dans son milieu social éduqué.

La Justice ne s'est pas poser la question de déterminer si les enfants à naître de cette femme auraient été les enfants du couple Courjault, de cette mère ou de son mari. Ce n'était pas une "femme isolée" soutenue par quelques associations, au contraire, vraiment elle était vraiment "isolée". 

On peut donc imaginer facilement, à partir de ses propres propos, que cette malheureuse mère ne pouvait résoudre ce dilemme SOCIAL à elle seule. Sûrement que pour elle, vouloir sauver les enfants à naître aurait pu être possible si elle avait pu se dégager du rôle du père à qui ce développement médiatique fait porter le poids des potentielles décisions d'avortement. Mais elle a respecté son mari jusqu'au bout. C'est sûrement pour cela qu'elle a gardé les cadavres congelés.

(avec toutes les réserves concernant la réalité du dossier de cette affaire)

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Publié par Nicolas Sègerie Réseau Colin Bagnard - dans REACTIONS
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