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  • : Le maintien des relations des enfants du divorce ou de la séparation, avec leurs deux parents séparés ou divorcés, leurs grand-parents, leurs deux familles... pour l'égalité parentale et une co-parentalité responsable.
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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 00:26

rene-Forney.jpg

 

Qui est René Forney, cet homme qui est monté le 6 juillet 2013 sur la cheminée d’Eybens, près de Grenoble et n’en est toujours pas redescendu ? (bientôt deux mois)

 

DSC_0532.JPG(photo Jacques Durand)

 

Père de Julien qui a maintenant une trentaine d’année, il ne l’a pas vu depuis de nombreuses années. On sait combien les mécanismes d’aliénation parentale, surtout à l’époque, ont pu atteindre alors le jeune homme dans le conflit de loyauté entre sa mère et son père écarté, et qui se perpétue jusqu’à aujourd’hui. Il en reste néanmoins une activité professionnelle qui relève des sciences et techniques.

 

Comme son accent méridional le laisse présupposé, René Forney est né le 5 Novembre 1954 dans le Gard à Nîmes, demeurant normalement au 4, Chemin Montrigaud, 38000 Grenoble, agglomération qui n’a rien de méridionale, mais dont certains aspects claniques peuvent s’y raccorder, cette cité ayant accueilli de nombreuses communautés par un passé riche d’immigrations successives.

 

De forte culture scientifique et technique, comme on a pu le constater lors de sa longue installation sur la haute cheminée d’Eybens ; utilisant tous les outils énergétiques, climatiques, technologiques pour subsister… et subsister aussi longtemps n’est pas peu dire dans les conditions qui ont été les siennes pendant cet été qui s’achève : orages furieux comme on en a peu vu ces dernières années, pluie en trombe les accompagnant, vent tempétueux qui en altitude est décuplé, période de canicule avec des records historiques encore cet été… un vrai tour de force que seule la connaissance de certaines règles et méthodes éprouvées de la science ont pu créer les conditions favorables à la pérennité de son siège.

 

Il a sanctionné à trente cinq ans cette culture scientifique par une reprise d’études avec succès au CNAM (Conservatoire National des Arts et métiers) et obtenu en effet un diplôme d’ingénieur en métallurgie de l’INPG (Institut Nationale Polytechnique de Grenoble (aujourd’hui rebaptisé Grenoble INP). Deux ans d’études à temps plein, sorti avec mention assez bien mais insuffisante néanmoins car il est sans emploi aujourd’hui ; non faute d’avoir tout essayé dans sa recherche d’emploi, où le contexte d’une accentuation de la crise de ce secteur où ceux qui ne sont pas les plus appuyés sont évidemment exclus du travail. Et c’est bien son cas : s’il fut « appuyé », ce fut surtout pour mieux lui faire boire la tasse dans la marmite régionale! Il aurait fallu qu’il aille ailleurs… Chantage de base dans ce creuset grenoblois, pratique courante dans les mouvances mafieuses !

 

Il a pu un temps être à la direction d’une entreprise à Valence ou à Marseille dans la chaudronnerie ERPIC Grenoble du Groupe Défense ; touchant ainsi aux secrets industriels de cette sphère par exemple dans la réalisation du Porte-avion Charles de Gaulle ou dans les activités non moins sensibles du CEA (Commissariat à l’Energie Atomique). Ne doit-on pas voir là un élément important des causalités qui ont pu faire comprendre comment fonctionnait notre système de lobbying militaro-industriel ? En tout cas la manifestation des lobbies en tout genre semble générée à son sujet !

 

René Forney est de nationalité Française. Dans la mesure où il défend cette nationalité prioritairement, c’est un aspect qui ressort des personnes qui le critiquent, ouvertement ou non, légalement mais trop souvent à la manière mafieuse, comme une sorte « tare psychiatrique » malgré le pluralisme politique de notre pays puisque la rumeur explique qu’il a été membre d’un parti classifié dans l’éventail français à la droite de la droite, voire l’extrême droite et même d’en avoir été le candidat aux législatives. Faut-il dissoudre tous les partis politiques qui se multiplient quand ils ont un avis divergent de l’avis convenu? Que l’on partage ou non ces idées, nous devons respecter le pluralisme, c’est la base de la démocratie !

 

Voilà un homme que l’on veut présenter comme « dérangé » puisqu’il est menacé d’internement psychiatrique d’après les propos de ceux « qui le suivent sans cesses » pour le discréditer, mais qui maîtrise bien des sujets… trop peut-être ? La connaissance des arcanes de la société en fait-il un « homme dangereux » ? Prêt à rompre l’ordre public ? Je crois que le désordre public est là où on le cache ! Que la transparence soit faite dans quelques uns de nos institutions… et  tous, nous  y retrouveront notre fierté plutôt que sombrer dans la contrebande ou la corruption présentées tantôt comme plus tropicales.

 

Après la déconfiture industrielle de la métallurgie, il se lance dans les investissements immobiliers. Mais voilà qu’il se trouve dans des rivalités familiales et où, comme il s’en explique, avec des enjeux de forts bénéfices, c’est là que sa femme aurait dévalisée ses comptes et que sa part (évaluée à un ½ million d’euros tout de même) aurait été vendue aux enchères … avec des dérives comme celle d’un bâtonnier qui arrive à l’audience se présentant comme avocat autoproclamé avec ses conclusions sans que personne ne s’en soucie ! Ces dérives justifient une reprise de ce dossier de divorce par une cour neutre, prévue normalement dans ces cas : la Cour de Cassation.

 

Auteur de plusieurs sites internet qui ont déclenché la fureur des uns ou des autres, allez savoir pourquoi, René Forney n’est pas un auteur littéraire qui cherche à faire vendre des livres en librairie avec des ouvrages de littérature romancée ; mais un témoin qui trace sur un support ineffaçable (quoi qu’on ait largement essayé de le faire disparaître par diverses pressions et procédures) l’exacte perception de ce qu’il a constaté dans ses propres affaires et celles de personnes rencontrées dans ses activités associatives avec leurs environnements de dérives multiformes. Il ne peut que dénoncer (sans se soucier du style littéraire) les réseaux qu’il a observé ; c’est une question d’éthique que ses détracteurs ne comprennent qu’avec le sentiment de honte pour eux-mêmes et de nausée quant à leur comportement en position de force. Ce n’est pas comme cela que fonctionne la République de notre Etat de droit. S’il manque des preuves (mais il y en a souvent) les enquêtes convenables peuvent bien être diligentées, non ?

 

En effet, René Forney a participé aux actions associatives de la cause de l’égalité parentale depuis une douzaine d’années. Aujourd’hui il est le président de l’association Père Enfant Mère dont le siège est à Grenoble, au grand dam de certains qui ne voient pas d’un bon œil le fait que ce soit un  responsable associatif qui soit en haut de la cheminée, pourtant élu par ses pairs. Il lui est aussi parfois reproché d’avoir rejoint les pères perchés à l’initiative de cette opération à Grenoble alors que partout ailleurs les renforts sont appelés ! Les différents collectifs qui gravitent autour de la même cause ne doivent pas oublier le caractère démocratique de sa position de responsable associatif. Dans cette fonction et depuis des années, en participant à aider certains des citoyens lésés, de nombreuses personnes concernées par la destruction familiale ou d’autres aspects trouvent renforcée la légitimité de ce leader associatif à l’endroit où il est ; c'est-à-dire tenant dans la durée, contre vents et marées, pour soutenir la cause de l’égalité parentale, loin de la « vacance ».

 

L’association Père Enfant Mère est membre du Collectif « la Grue Jaune » ; lequel est resté longtemps assez discret sur cette opération pourtant durable de ce grimpeur parmi les autres plus médiatisés. Ce n’est pas un effet d’une communication qui aurait été plus performante pour les uns que pour les autres (quand elle a existé), mais bien un choix qu'on imagine délibéré de poser une chape de plomb sur ce cas particulier qui semble n'avoir changé qu'au début août. D’après moi, ce retard rectifié aujourd'hui n'a pas été légitime. Il n’y a pas de dossier dont on peut se saisir et d’autres à exclure. Il n’y a qu’une justice.

 

Rappelons que l’expérience de Grenoble a généré une méthodologie de la revendication et de la négociation qui profitera à tous (quand elle sera comprise) et quand la réforme de la famille avancera, aura été un des facteurs pour soutenir publiquement les cas de « pères perchés ». Cette méthode de relever les dérives institutionnelles marque le pas sur celle de dénigrer systématiquement tous les acteurs en poste. Il convient au contraire de soutenir nos appuis dans les institutions pour éjecter ou ramener les brebis galeuses pour un traitement adéquat. Si il y a eut des dérives de l’administration, il faut les corriger et reprendre les dossiers sans hésitation. Or l’hésitation dans nos pratiques d’ostracisme pour tel cas ou tel autre n’ont que pour résultat un manque d’efficacité que l’on observe en cette fin d’été.

 

DSC_0535.JPG(photo Jacques Durand)

 

Avec la rentrée, je crois que c’est tout le mouvement de l’égalité parentale qui doit reformuler ses priorités et ses méthodes. Les aspirations liées aux collectifs (aux statuts non aboutis et aux responsables insuffisamment soutenus) et aux universités d’été (orientées politiques ou annulées) n’ont je crois pas été au rendez-vous. La déception risque de prendre le dessus. Alors que nous nous sommes mieux identifiés, dans nos régions, nos capacités de mobilisation réelles, dans nos capacités réciproques à faire ce que l’on pouvait, à analyser ce que l’on devait faire, à identifier les fonctions utiles à l’action de revendication, celles nécessaires et celles consommatrices de disponibilité, nous devons repenser et savoir effacer l’ardoise et reprendre posément en oubliant les rancœurs. Nous avions proposé une liste de facteurs auxquels il faudrait s’affronter pour surpasser les difficultés passées… il faut en ajouter d’autres ! Liées aux hommes et femmes, et même liées aux relations entre hommes et femmes et leurs conséquences… C’était prévisible mais personne n’y a pensé à l’époque. Quant au pluralisme des idées entre-nous, on avait déjà identifié qu’il serait difficile de le voir en harmonie… Confirmé ! Il va falloir se surpasser idéologiquement ! Chacun y voit son avantage et ses retombées… Le monde réel ! En somme comme une micro société à l’image de celle dans laquelle nous voulons inscrire nos résolutions avec ses lobbies et ses finalités… dont les fondements ne sont pas inébranlables non plus !

 

La prochaine échéance est le 15 septembre à Paris si je ne me trompe pas : celle où il faudra être réuni enfin dans le même navire pour le même cap avec les mêmes voiles, le même gouvernail et le même compas ! Une équipe soudée pour la tempête qui s’annonce à l’automne… mais qui sera le chef de bord ? Celui qui montera le plus haut, celui qui montera le plus longtemps, celui qui criera le plus fort, celui qui communiquera avec le plus d’impact, celui qui représentera l’association qui aura le plus de membres, celui qui rencontrera le plus de députés ou de ministres, celui qui fera avancer le plus de dossiers en silence… Je crois qu’il y aura bien besoin de tous devant le travail à faire… alors pas la peine d’en exclure aucun, pas même René.


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Publié par Nicolas Sègerie Réseau Colin Bagnard - dans REFORME FAMILLE
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Nicolas Sègerie 30/08/2013 12:39


En effet, je crois que c'est une bonne idée! Nous allons y travailler...


Qui est d'accord avec cette dernière analyse?

Yvan Bachaud 30/08/2013 11:31


En matière de droit de la famille, comme dans tous les autres domaines, nous n'obtiendrons aucune réforme profonde et juste allant dans le sens de l'intérêt général et notamment dans celui de
l'enfant.


Il faudra qu'en plus de leurs justes revendications le collectif à venir réclame le référendum d'initiative citoyenne (RIC) qui leur permettrait de soumettre leur propositions de loi directement
aux citoyens pour qu'il leur donne "force de loi."


82 à 88 % des Français sont pour oette réforme. Il " suffit" qu'ils se regroupe pour le dire et ils l'obtiendront..


Bon courage..!

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