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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 01:56

 

Marcel Amphoux est cet homme « de la montagne » de Hautes Alpes de 67 ans qui a épousé Sandrine Devillard, une "parisienne" au Puy-Saint-Pierre près de Briançon sous les huées.

 

Une (trop disent certains) belle blonde de 25 ans sa cadette, caquette-t-on de toutes parts. En effet, comme disait Brassens à propos « d’une vieille décrépite et d’un gorille », « qu’on pu me désirer, c’est même inespéré » !

 

Le cas du brave Marcel, qui finalement passe de moeurs monacales à noce ammoniacale, nous interroge sur ce qu’est le mariage.

 

 

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  (photo Jean Faure du Dauphiné Libéré)

 

Dans une version moderne de « la Belle et la Bête », les protagonistes s’affichaient en toute impudeur, bisous par ci, bisous par là, sur les gazettes, dans des vidéos sorties d’on ne sait si c’est le roman à « l’ode rose » chanson à l’appui de la belle à son « dulci-nez » encapuchoté (pour ne pas trop effrayer la chronique et générer les royalties). Ou une version du « vieil homme et l’amer » comme l’auraient raconté les proches du futur défunt.

 

Après un voyage d’un os à Panam, la Belle, pour cet homme de la montagne et du grand air qui a dû bien lui manqué en comparant l’échelle d’Airparif à celle utilisée à Briançon. Voyage organisée par cet oiseau de paradis aux blondeurs suspectes, de s’attacher à si viles rondeurs non urbaines s’il n’y avait guère d’autres attraits sonnants et trébuchants.

 

Ce qui fut le cas dans un charmant paysage où le mètre carré atteint les 3500 €, la belle veine quand on possède quelques maisons à restaurer au titre du patrimoine avec l’aide de la vision alpestre locale ayant oublié que l’eau qui sort de la montagne est gratuite quand elle ne passe pas par les buses d’une société multinationale, et qui comme chacun le sait, quand la buse font sur sa proie, ce n’est pas pour aller déjeuner ailleurs.

 

Il faut une sacrée motivation pour se marier dans les Alpes alors qu’on préfère vivre à Paris, enregistrer de nouvelles rencontres, et même se satisfaire des compliments de composition d’amis au sujet de ses tours de chants pour la chanson de Marcel « de la tenir ».

 

Un virage dans la vie de cet homme, un tel mariage que les média s’arrachent, alors que l’essor de Briançon a perdu de sa brillance et que le soleil n’y brille peut-être plus autant qu’autrefois, ville qui fut la plus ensoleillée de France et aux vertus climato-thérapeutiques. Tient ! De quoi trouver un bon article pour doper les ventes.

 

Malgré le soit disant « réchauffement climatique », voilà que le ciel s’assombrit quand le chauffeur, sauvé in extrémis avec sa comparse pareillement victime, l’homme qui fit que cette improbable rencontre eut réellement lieu autrement que dans les rêves du montagnard, manqua le virage qui les menaient au paradis pour préférer un précipice plus fatal.

 

Marcel ayant disparu, les héritiers ne se disputant pas, les locataires qui seront sûrement promptement délogés non plus, le voisinage avait bien pronostiqué « qu’elle lui prendrait tout son bien ».

 

C’est vrai qu’on s’interroge sur le statut du marié et de la mariée : est-ce de l’Amour ou de l’intérêt ? Mais dans le droit français, le code civil soit-il, on peut bien se marier sans Amour, il suffit de signer et d’avoir ses témoins. Voyons tous ses mariages arrangés, ses polygamies, ses mariages « mixtes », blancs pour les uns, gris pour les autres mais plus tard, qu’on aura bien du mal à dissuader sans que le maire ne fît des vérifications plus poussées sous les couettes en oubliant la paperasse. On a beau huer pendant la cérémonie, et même quand le maire s’y refuse, il se voit obliger de marier ! En moins de cinq minutes, l’affaire est réglée, pas le temps de se garer, armer l’appareil photo, ça y est ! Sans même une explosion, ni de joie, ni crise de nerf pour ajourner la rencontre !

 

Le prêtre, quant à lui, peut refuser s’il ne trouve pas les motivations suffisantes pour assembler pour l’éternité un couple de passereaux improbables. C’est cela la séparation des pouvoirs laïc et religieux.

 

Alors de quel mariage parle-t-on ? Celui dont on parle en général n’a pas besoin ni d’amour, ni même de désirs. Il suffit que certaines conditions fussent réunies, médicales et biogénétiques, vérifiées administrativement, sans autre procès… sinon que ceux des tracasseries du tribunal des affaires familiales qui viendront d’autant plus que la probabilité de la persistance des vœux sera inversement proportionnelle à l’improbabilité de la consistance de l’union... si la mort ne subvient avant.

 

Vu comme cela, ouvrir le « mariage pour tous » à tout les desideratas nous fait chanceler sur nos déjà grandes incertitudes sur la plus importante des institutions de notre société ; enfin on le croyait. Déjà le cardinal avait glosé sur les nouveautés nouvellement offertes alors qu’on voit déjà célébrer des « consentements mutuels devant la communauté », étranges aux encycliques papales et ignorées des bigotes locales.

 

S’il était encore vivant, peut-être pourrait-il, notre Marcel, encore revendiquer l’annulation, refusée systématiquement aux couples qui donne un fruit, quand ils s’étripent ou s’ignorent, or dans cette espèce, ce fruit serait bien mal venu ! Le Marcel pourrait évoquer la non-consommation du mariage que la belle aurait-eut bien du mal à contester et les preuves de la virginité de la Gracieuse sûrement difficile à réunir.

 

Le fait que la Belle soit dans « l’immobilier », « le service à la personne », « le massage spécial » ou le « transport-express » serait plutôt un atout pour ce cher Marcel. Un atout de charme pour valoriser les propriétés ; un bon placement bien placée de Marcel dans un fond d’investissement parisien d’un groupe d’artistes en réseau organisé. De plus, chez les artistes, on le sait, la tolérance pour les unions curieuses aux montagnards, à qui la sexualité des bouquetins échappe, aurait pu servir à amuser la galerie touristique, et dégrossir le tableau bucolique, pour ne pas dire le marcel qui manque d’exercice.

 

Non, c’est une guigne que ce « chaste époux » fut disparu !

 

Et on plaint la veuve blonde, espèce mutante d’une pas toute nouvelle, pour n’avoir pas eut le temps de disséminer ses bébés sur les blanches prairies alpestres puisque le Marais n’est plus ce qu’il était. Bébés que, qu’elles que soient leurs origines, parisiennes ou alpestres, auraient été dûment reconnus par ce généreux personnage dont la solidarité, bien réelle, mais mal comprise par la mercantile et urbaine engeance.

 

Pauvre Marcel, certains disent qu’il t’aurait mieux valu continuer à trinquer avec les copains à l’apéro que de penser « triquer » avec une danseuse à l’Opéra…

 

Mais moi, je pense que c’est plus grave…

 

Ton cas de mariage, Marcel,  nous éclaire un peu pour envisager ce qui se prépare !

 


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Publié par Nicolas Sègerie Réseau Colin Bagnard - dans REACTIONS
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