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  • : Blog du Réseau Colin Bagnard pour les enfants du divorce
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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 17:38

Pétition mère, la figure d'attachement préférentielle : une contre-vérité

Pour: M. Le président de la République, Christiane Taubira, Garde des Sceaux, Dominique Bertinotti, minstre déléguée chargée de la Famille, Najat Vallaud-Belkacem ministre des droits des femmes

Mère, la « figure d’attachement préférentielle » : une contre-vérité
Bernard Golse, Antoine Guédéney, Albert Ciccone, qu’allez-vous faire dans cette galère ?*

Trois éminents professeurs d’université, Bernard Golse, Antoine Guédéney et Albert Ciccone, viennent de cautionner dans une pétition publique le vent mauvais apporté par un tandem de lobbyistes anti-pères, Maurice Berger-Jacqueline Phélip. Ils avalisent ainsi un concept étonnant tout droit sorti du Moyen-Age : « la mère représente pour l’enfant du premier âge et jusqu’à ses six ans la figure préférentielle d’attachement » ; le père n’aurait qu’à attendre cette date fatidique pour, s’il le peut, prendre le train en route et servir d’emballage à cette dyade parfaite : la mère et l’enfant.


Le seul fait de voir écrit une monstruosité pareille fait froid dans le dos. En langage direct cela s’appelle « tuer le père » et par la même occasion obérer l’avenir de l’enfant et celui de la mère elle-même.

Il aura suffit que dans son cabinet de pédopsychiatrie à Saint-Etienne Maurice Berger étudie soixante-quinze cas de pathologies enfantines constatées sur des enfants placés en résidence alternée chez leurs parents pour proférer cet ukase.

Et voilà pourquoi votre fille est muette !

Pour les pathologies développées par des enfants de couple désunis placés dans 70% des cas chez la mère, point d’études ?

Le problème est que ces professeurs, payés par la Nation, cautionnent du haut de leur lointaine chaire un discours auquel prêtent l’oreille beaucoup d’élus de la République faute d’avoir pensé eux-mêmes le nœud familial tissé dans les premiers mois de la vie de l’enfant. C’est le retour de l’obscurantisme.

Tout se joue avant l’âge de huit mois

Les travaux du groupe Cairn de Lausanne montrent au contraire que les relations à trois, père-mère-enfant se mettent en place avant même la naissance du premier enfant et que leur qualité protège contre l’apparition de troubles de l’humeur ou du comportement chez le bébé. Les relations mère-enfant, père-enfant sont influencées par cette relation triangulaire qui joue un rôle significatif dans le développement du tout petit.

La psychanalyste, Christiane Ollivier, dans « Les fils d’Oreste » (Flammarion), exprime encore plus nettement la supériorité de cette relation à trois sur celles des simples « dyades » père-enfant, mère-enfant : « On s’aperçoit, dit-elle, aujourd’hui que la preuve d’amour essentielle des parents envers la famille c’est d’être là, de partager et d’inaugurer avec l’enfant tout ce qu’il découvre peu à peu. C’est celui qui accompagne l’enfant par la main, par la voix, par le regard qui est père et mère de cet enfant sur le plan inconscient. La bulle primitive peut donc être ouverte à d’autres que la mère ; y figurera toute personne qui aimera l’enfant et le lui manifestera régulièrement et corporellement avant l’âge fatidique de huit mois où le sujet s’individualise d’avec l’autre et devient lui-même… Sérieusement pourquoi l’enfant préfèrerait l’odeur de son père à l’odeur de sa mère, la voix de sa mère à celle de son père ? Il n’y a là que préjugés venus de la nuit des temps, lorsque que la lactation maternelle était le seul moyen de survie de l’enfant. Si l’on veut voir finir ces affreuses remises en question de la compétences des pères par rapport à celles des mères au moment du divorce, il faut que le père se soit montré capable de faire tout ce dont un bébé a besoin et cela dès sa naissance car l’enfant vous aimera avec tout son corps ou ne vous aimera pas. »

Instinct paternel et instinct maternel s’équilibrent dans le nœud familial. C’est le psychanalyste Didier Dumas, lui-même privé de père, qui exprime le mieux cette réalité dans « Et l’enfant créa le père » (Hachette) en disant « Il n’est pas possible de comprendre l’enfant sans s’identifier à lui et les enfants ne peuvent pas plus nous comprendre s’il leur est interdit de s’identifier à nous… Cette identification de l’adulte à l’enfant est le produit de mécanismes mentaux inconscients ; elle est responsable de l’émotion qu’il soulève en nous. En s’identifiant à l’adulte l’enfant, de son côté, reproduit et s’approprie sa façon de parler, ses raisonnements, ses attitudes devant la vie ou ses manies. Or pour que cela arrive il n’y a rien d’autre à faire que de vivre avec lui en le considérant comme un individu à part entière. »

Toute la question est là. Concerné depuis 1979 par la séparation d’avec mes enfants, sympathisant depuis cette date du Mouvement de la Condition Paternelle de Stéphane Ditchev, militant de la cause des pères depuis 1997 j’ai entendu près de mille cinq cents pères venus de Drôme-Ardèche et aussi de toute la région Rhône-Alpes au cours des centaines de permanences SOS Papa puis Jamais sans Papa tenues à Valence mais aussi au téléphone ; tous ces pères, instinctivement paternels, si proches de leurs enfants petits ou grands, étaient, sont littéralement empêchés d’entrer ou de se maintenir dans la triade magique par la faute d’une législation basée depuis près de cinquante ans sur le principe de « l’enfant à la mère ».

Père instinctif moi-même et privé successivement de mes cinq enfants je n’ai eu de cesse depuis 1979 de lutter contre cet état de fait jusqu’à vouloir comprendre « d’où le coup partait », quel était ce « vent mauvais » qui privait ainsi d’amour ces pères et leurs enfants. Trois années d’étude au sein de la faculté catholique de Lyon, le temps d’y acquérir la certification de médiateur familial, n’auront pas été de trop pour y voir clair dans ce système que je dénonce ici même.

Non, la mère n’est pas de toute éternité la « figure d’attachement préférentielle » ; oui, le père, dans la préparation de la naissance et dès les premiers cris du bébé, peut et doit prendre toute sa place de pourvoyeur d’amour et de soins. C’est ce corps à corps du premier âge entre le petit humain avec son géniteur qui vont les rendre pour toute la vie père et fils, père et fille au même titre que mère et fils, mère et fille.

Le problème n’est justement pas « naturel » mais simplement « culturel ». Les pères doivent être certains, qu’absents lors du premier âge de l’enfant tout comme insuffisamment présents ensuite, ils font le lit de leur exclusion plus tard en cas de séparation du couple.

La société toute entière peut et doit être saisie de cette question. Le partage du « temps social » et du « temps familial » entre homme et femme. L’homme, naturellement porté vers l’ « extérieur », la femme vers l’ « intérieur », doivent pouvoir réaliser chacun le mouvement inverse, dans des proportions certes variables, pour le bien des futurs citoyens et parents que sont leurs propres enfants.

La loi doit d’urgence reconnaître cette égalité de l’homme et de la femme devant l’enfant mais aussi améliorer les conditions de cette égalité en favorisant les aspirations de ceux qui veulent prendre toute leur place au sein de la famille et de celles qui veulent la leur au sein de la société… Ce mouvement de fond à l’œuvre depuis les années 70 n’est pas près de s’arrêter encore faut-il que ces trois mentors de la Nation que sont Bernard Golse, Antoine Guédiney et Albert Ciccone descendent de leur Olympe pour s’apercevoir de sa réalité.

Gérard Chauvel

Médiateur familial
Président de « Jamais sans Papa Drôme-Ardèche »


*Référence : site « Pétition Publique » titre : « Pétition danger législatif : la résidence alternée imposée à tout âge »


Les signataires plume-rouge.jpg

 

Cette pétition se trouve hébergée sur Internet sur le site Pétition Publique qui met à disposition un service public gratuit pour les pétition en ligne.  A SIGNER Là !


Au cas où vous auriez une question pour l’auteur de la pétition, vous pourrez l’envoyer par l’intermédiaire de cette page de contact

 

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Commentaire RCB: nous avons besoin de nous recentrer sur quelques pétitions significatives; celle-là se base sur le coeur du sujet base de nos réflexions et décisions... Il faudrait faire le point sur l'ensemble des pétitions déposées et signées ici ou là autour de l cause de 'légalité parentale... je ne sais pas si Gérard, tu pourrais essayer de les rassembler avec les petites mains documntalistes autour de toi ?

 

Merci à Gérard Chauvel et à l'association Jamais Sans Papa pour cette initiative.

 

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Publié par Nicolas Sègerie Réseau Colin Bagnard - dans REFORME FAMILLE
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PARITOLOG 02/12/2013 00:40


Nous avions cité le 27/11 dernier le psy Golse pour avoir signé il y a 3 ans un manifeste dans Le Monde en compagnie de certains futurs instigateurs de l'amendement au sénat en "majorité de
circonstance" ... mais la science psy n'est pas une science "dure", pas plus que la science dite politique ! Golse peut osciller ...


 


Pour Christiane Olivier : aucune ambigüité (notre commentaire du 27/11).


 


En revanche il y a une autre grande figure universitaire dans le domaine d'une psychologie rationaliste qui veut se prêter au critère de Popper (la réfutabilité) en s'appuyant sur des protocoles
observationnels transparents : Jean Le Camus. Pour qui l'a vraiment lu intelligemment, en dépit de sa ligne de soutien à la Résistance paternelle, Le Camus ne conteste pas que la mère soit chez
le TRES jeune enfant une figure d'attachement "principale" ... mais non pas "préférentielle" : NUANCE ESSENTIELLE... car "préférentielle" pour qui ? pour l'enfant-juge ?  Le Camus se fonde
sur une recension consistante de travaux psycho-rationalistes pour valoriser un aspect du "vrai rôle du père" (c/o Odile Jacob, 2000) où ce père introduit une dimension avec plus d'efficacité que
la mère, justement parce que la mère attache davantage : le père instinctivement ouvre davantage au monde, stimule mieux, lance des défis dynamiques ... En d'autres termes la mère dans la
continuité de l'épisode utérin et mammifère joue instinctivement une sorte de "base de repli sécuritaire" plutôt empreint de lien-réflexe, tandis que le père développe son alternative
d'attachement secondaire (et croissante avec l'âge) par ses propositions projectives.


 


Projection vers l'extérieur  du giron et projection-projet dans le temps : le père complémente en enrichissant dans le registre du EX-DUCERE (confer notre Note récente sur le mirage CIDE).
Si on suit cette interprétation de la pensée de Le Camus, la mère caractérisée par l'utérus peut présenter un immense risque pour  le futur social de l'enfant : le fixer-conditionner dans le
registre du SE-DUCERE.


 


Si scientifiquement la mère est prouvée plus "attachante" cela n'est pas un argument péremptoire contre la PARité des tempos éducatifs-affectifs : l'apparent avantage maternel est de l'ordre du
qualitatif et non du quantitatif tandis que le père étudié par Le Camus relève d'uu type complémentaire d'avantage qualitatif. Il est inutile et même mauvais pour l'image de pousser des hauts
cris sur un élément nuancé qui ne peut être déterminant : cela revient à valider sottement l'importance que l'adversaire veut conférer à ce qu'il croit à tort être un avantage argumentaire
majeur. Pour 1,50  € on peut acheter "L'art d'avoir toujours raison" de Schopenhauer sur sa dialectique  éristique, ensuite il faut le lire et l'assimiler...


 


S'agissant d'études quasiment épidémiologiques sur les méfaits différentiels causés par les schèmes "monomère" et "décompo-recompo", elles sont rares en France car l'Ordre Nouveau du
démolitionnisme a un puissant pouvoir de nuisance jusqu'à censures et intimidations. Récemment nous avons cité l'excellent Baromètre santé-jeunes du CFES (devenu INPES) 97/98 et la thèse de Paul
Archambault (2002).


 


Certes la pédagogie c'est 90% de répétition et 10% de talent, mais ... il faudrait lire un peu  les contributions des autres au lieu  de ressasser des indignations-réflexes sur des
points déjà abordés et en partie éclairés. Il faudrait aussi condescendre à dialoguer dans l'espace des commentaires, mais comme en France il y a des douzaines de "pères-prrrrrrrrésidents" ,
alors ...

Réseau Colin Bagnard 03/12/2013 21:57



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