Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation Du Réseau

  • : Blog du Réseau Colin Bagnard pour les enfants du divorce
  • Blog du Réseau Colin Bagnard pour les enfants du divorce
  • : Le maintien des relations des enfants du divorce ou de la séparation, avec leurs deux parents séparés ou divorcés, leurs grand-parents, leurs deux familles... pour l'égalité parentale et une co-parentalité responsable.
  • Contact

Recherche À Partir De Mots Clef

17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 11:31

file-d-attente-TGI-copie-1.jpg

 

Après la cacophonie et la division profonde de la Nation autour du projet de "mariage pour tous", voilà qu'accrochés à leur grues deux pères dans la soufrance réclament leurs enfants.

 

Serge Charnay et Nicolas Moréno ont fait preuve de pugnacité en s'exposant l'un et l'autre dans des conditions risquées, mais pas téméraires. Ils savent ce qu'ils font et les questionneurs parlant de leurs véléïté suicidaire potentielles n'ont rien compris à leur démarche.

 

Il ne m'appartient pas de m'immiscer dans leurs dossiers mais sur le plan général...

 

En effet, lorsque la séparation s'opère dans un couple avec enfants, c'est souvent le drame.

 

L'émission "Faites entrer l'accusé" présenté par Christophe Ondelatte, qui nous montre publiquement comment concrêtement la justice dans notre pays fonctionne, montre combien parmi les criminels (violeurs en série, pédophiles, désaxés de toutes sortes...), combien ont été confrontés à la séparation dans leur famille. Les enfants placés, les enfants de famille séparées, les enfants dont le père était absent (travaillant loin la plupart du temps, et non l'abandon comme il se dit habituellement) sont des situations qui ne sont pas sans conséquences.

 

Lorsqu'on regarde l'actualité, à chaque vacances de Noël, vacances d'été, vacances de Pâques... je m'attends à de nouveaux drames familiaux... Sinistre prévision, mais trop souvent vérifiée.

 

Parfois, lorsque le point de non retour éclate dans une famille, sur un coup de sang, un père considérant que sa famille n'a plus de sens qu'unie, supprime tout le monde sans s'oublier!

 

Il y aurait 7500 pères qui se suicident chaque année! N'est-ce pas suffisant pour se poser les bonnes questions et arrêter de faire comme si c'étaient des "forcenés" nés ! Il y a des causes à cette saignée humaine qu'il faut comprendre. Là il y a un vrai débat à mettre en place sur un sujet préoccupant et pourtant occulté même avec nos compères sur les grues.

 

Heureusement ce n'est pas le cas tout le temps. Et c'est le premier rôle des associations comme RCB et de nombreux groupes qui doivent mailler nos territoires d'empêcher le pire par le soutien psychologique et les "bons" conseils pour préserver les chances de retrouver une situation apaisée et le lien rompu.

 

Alors, que reste-t-il à ces pères pour agir pour leur défense?

Bien plus de 80% qui sont les statistiques ne portant que sur les décisions judiciaires aux affaires familiales ces dernières années, qui ne correspondent en rien à la réalité de quelques >95% des cas.

 

Des actions comme celles de Nicolas Moréno (une grève de la faim de trois semaine et d'autres actions) ou de Serge Charnay (rester sur une grue au moment le plus froid de l'année et se retrouvant sans alimentation) sont exceptionnelles en France. Beaucoup plus fréquentes au Royaume Uni, au Canada ou aux Etats Unis dont la culture du lobbying poblic est constitutionnelle et organisée.

 

Nous pouvons les remercier pour avoir permis aux médias de braquer au moins un moment leur caméra et leur attention; c'est si rare! Mais comment faire rebondir ce sujet avec eux?

 

Cour-Europeenne-des-Droits-de-l-Homme.jpg

Je pense que nous aurions la possibilité de monter une démarche collective à la Cour Européenne des Droits de l'Homme pour que l'Etat Français fasse respecter ses propres engagements comme la convention internationnale des droits de l'enfant.

 

..Et malgré des commentaires de journalistes ou de commentateurs qui n'ont pas pris la mesure du problème, les réponse des politique décalées par rapport aux besoins. Depuis des années, nous les sollicitons en vain. Que faut-il faire?

 

Malgré la "désolidarisation" de certaines associations qui pourtant luttent pour la même cause.

 

Nicolas Moréno n'a pourtant pas pris un risque inconsidéré puisque c'est son métier de grimpeur-élagueur, habitué à être perché... Et ce n'est pas parce qu'il se retrouve sans travail qu'il a perdu son agilité et son punch. Le seul risque est pour ses propres affaires qui risquent d'être stigmatisées.

 

Récemment, il nous a même engueuler, nous les membres de certaines associations, car selon lui, on ne faisait pas assez pour les soutenir lors d'une autre opération. Nul n'est tenu à l'impossible. Et le cadre était différent puisque la question était un soutien par une manifestation lors d'une audience aux affaires familiales. Or il est nécessaire que la justice agisse en toute indépendance; on ne peut tenir un siège (qui d'ailleurs n'effraie personne et ce n'est pas le but) et dans le même temps demandé l'indépendance de la justice vis-à-vis de groupes de pressions corporatistes (ordre des avocats ou notarié, magistrature, syndicats judiciaires, certaines associations familiales qui veulent faire du chiffre, fédération des CAF qui n'est pas l'état ni même démocratique puisque tous les usagers n'y sont pas représentés), politique (anti-activiste, droite ou gauche, c'est selon), idéologiques (féministes, homosexuels et doctrinaire du genre en surpuissance, les écoles "spy" dont la scientificicté est indémontrable et le machisme aussi qui s'oppose à l'idée que les pères ne peuvent pas vraiment élever leurs enfants correctement).

 

Il y a plusieurs façons d'agir, chacun selon sa conscience, et chacun selon ses capacités, et chacun, selon ses moyens, et souvent les parents séparés n'en ont plus.

 

Nous devons respecter les manières d'agir accessible à ceux qui peuvent agir... Sans se désolidariser. La fome, la stratégie d'action, la tactique... peu importe, tant que le fond est préservé. Et c'est le cas, même si chacun dans les associations, qui ne sont jamais que des individus fédérés confrontés aux mêmes désarois, qui développe un thème plutôt qu'un autre. Le débat de la famille est complexe, il sollicite toutes les disciplines de la connaissance (biologie, médecine, sociologie, anthropologie, droit, éthique, spiritualité...). Les personnes ou associations isolées ne saurait rendre compte de la totalité du problème.

 

Au fond, les familles séparées divorcées qui sont confrontées à l'injustice ne peuvent qu'être révulsées comme le serait n'importe quel esclave moderne, n'importe quel maltraité du droit international, n'importe quel citoyen conscient de ses obligations qu'il ne peut accomplir.

 

De quelle injustice parle-t-on? A quoi se résume le problème soulevé par nos deux compères? Etre parents, père ou mère, c'est un lien fondamental qu'aucune institution humaine ne peut couper. Le droit ne peut pas se substituer à cette relation filiale fondamentale. Si les juridictions ont prévu depuis longtemps dans des cas graves d'agir "pour l'intérêt des enfants" ou de la société, il a fallu dans bien des cas qu'elle se retourne: les Aborigènes d'Australie enlevé pour mauvaise éducation, les déficients mentaux castrés, les pauvres rendus infertiles, les enlèvements institutionnels et abusifs qui existent toujours...

 

Le débat du "mariage pour tous" nous a éclairé sur ce lien biologique et les réparartions qui peuvent parfois pallier aux problèmes d'infertilité ou de dispariiton réelle des parents où l'adoption est une solidarité et un échange humain prévu dans bien des civilisations. Et même chez les animaux. Pourquoi s'en priver? Mais la nature ne prévoit pas de sacrifier l'un des parents vivant ! Pourquoi les peuples de la Terre, assez nombreux pour avoir fait suffisament l'expérience pour en avoir tiré un enseignement pérenne, recourrent au partage de la parentalité utile quand l'un des parents disparait. C'est différent que d'encourager les séparations familiales par l'octroi d'un bénéfice financier à la "femme isolée" et d'autres "organisations". Le soutien social se conçoit, s'il est utile et vérifiable, mais l'encouragement détruit la société. Créer et péréniser une famille semble l'activité la moins importante dans notre société. Et la science de confirmer que les séparations ont un rôle néfaste sur les enfants, même si ce n'est pas toujours vérifiable et que la prévention peut éviter le pire.

 

Bon courage à toutes les familles, les pères, les mères, les grands-pères, les grands-mères, les oncles, les cousins, les tantes, les cousines, les amis de ces enfants qui sont séparés de leurs deux parents. Il faut tout mettre en oeuvre pour changer cette calamité qui ne fait que se développer actuellement. Il faut faire front !

Partager cet article

Repost 0
Publié par Nicolas Sègerie Réseau Colin Bagnard - dans REFORME FAMILLE
commenter cet article

commentaires

Articles Récents

Articles D'archives