Le maintien des relations des enfants du divorce ou de la séparation, avec leurs deux parents séparés ou divorcés, leurs grand-parents, leurs deux familles... pour l'égalité parentale et une co-parentalité responsable.
Ces derniers jours, plusieurs drames ont eu lieu où un père de famille a commis un homicide sur son épouse.
APPUYONS NOUS SUR UN EXEMPLE:
D’après France Info , (classé dans « faits divers »; à "justice", ou "actualité nationale", on ne trouve rien)
http://www.france-info.com/france-justice-police-2010-01-02-drame-familial-dans-le-bas-rhin-trois-enfants-egorges-dans-une-maison-387310-9-11.html:
Drame familial dans le Bas-Rhin : trois enfants égorgés dans une maison incendiée:
Les trois enfants découverts morts le 2 janvier 2010 dans une maison incendiée à Haguenau dans le Bas-Rhin avaient été égorgés. Les pompiers ont trouvé un quatrième corps dans les décombres, ce pourrait être celui du père.
Les victimes sont trois fillettes âgées de 13, 11 et 5 ans dont les parents vivaient séparés. Le drame s’est joué dans une maison de deux niveaux implantée au cœur d’un quartier résidentiel de Haguenau. Les pompiers de Haguenau avaient été appelés pour intervenir sur un “dégagement de fumée”. Ce sont eux qui ont découvert les corps.
Selon une voisine interrogée par l’AFP, la famille d’origine marocaine avait déménagé depuis le 31 août. Les trois filles, Sabrina, 5 ans, Narjiss, 11 ans, et Nivine, 13 ans, vivaient d’ordinaire avec leur mère et étaient scolarisées à Haguenau.
Le père avait été condamné à trois mois de prison ferme pour violence sur son épouse au mois d’août, relaché en novembre2009, un divorce était en cours et le père n’avait pas la garde (évidence) ; « il avait insisté pour les avoir au Nouvel An pour pouvoir fêter avec ses trois enfants son anniversaire le lendemain.» La radio ne dit pas si cela lui a été refusé, ni aucun élément de la procédure. Le corps du père est retrouvé calciné dans la même maison.
Commentaire rcb: Lors de cette rupture avec trois enfants, quelque soit la cause (ici il faudrait encore vérifier la gravité des faits qui est présentée ici comme archétypique de "violence familiale" qui n'est pas mise en doute), il faut penser aux conséquences. Si ce père a supprimé ses propres enfants, ce n'est pas parce qu'il avait la vocation de criminel, c'est parce qu'il n'a pas été aidé dans cette rupture et que tout l'a accablé. Cela n'enlève rien de sa responsabilité autosanctionnée par le suicide, mais cela aurait permis sans doute d'empêcher la disparition de ces trois fillettes, de leur père, et la tragédie pour la mère et l'entourage.
Un drame comme celui-là soulève de nombreuses questions que les ventres gavés du lendemain du Jour de l'An n'ont pas soulevé. Pas plus que pour les drames précédents ou suivants... trop nombreux.
Quand un couple avec enfants éclate, c'est une remise en cause de tout un système pour les parents concernés. Le poids de la religion (mariage religieux), de la tradition, ou simplement de la société s'abat sur ce couple. Telle épouse cache tant qu'elle peut à sa famille et aux institutions sa situation de mésentente (voire pire dans les cas de violence conjugale).
Il faut analyser ces craintes multiformes:
- crainte de l'échec du couple,
- crainte vis-à-vis de l'avenir des enfants,
- crainte de perte de contrôle du couple sur son avenir (économiquement ou socialement),
- crainte que les enfants soient placés en foyers d'accueil,
- crainte que la famille "du fait du deshonneur" comme c'est le cas de nombreux drames actuels, les mettent à l'écart,
- crainte des représailles...selon les origines du couple.
- crainte extrême en cas de personnes non intégrée par la langue ou la connaissance minimale des droits et devoirs par exemple lors des unions décidées à distance par certaines "familles".
Or souvent il est possible de prévoir l'agravation s'il n'y a pas d'aide extérieure réelle. L'intervention des institutions et des associations de médiation ne semblent possible que quand c'est trop tard! Pour donner des directives "librement consenties" aux personnes qui manquent de lucidité sur leur situation; ou alors c'est le piège de la procédure: une plainte ficelée selon des méthodes à l'emporte-pièce, un "conseil d'avocat", une démarche vers telle organisation qui n'aura que pour conséquence l'agravation plutôt que l'appaisement. La confusion existe même pour les institutions en lien avec la justice pour une vraie reconnaissance du lien parental quand le lien conjugal est rompu. En effet, séparer (le plus souvent le père) pour des semaines, des mois, voire finalement des années dans bien des cas, c'est bien NE PAS RECONNAÏTRE LA PARENTALITE de l'un d'entre eux!
Le fondement de la PREVENTION passe par là. Or dans les cas de drames, on ne peut pas tous les citer dans leur complexité, il apparaît que c'est le déni de la parentalité pour l'un des parents qui abouti à l'irréparable, en particulier lors des meurtres qui nous apparaissent comme des actes brutes, violents et sanguinaires de l'Autre parent. l faut comprendre que le sens de la vie est celui qui est bouleversé lorsque le lien de procréation, de famille semble disparaître, d'où ces actes exrrèmes dits "imprévisibles".
En conclusion, la pénalisation des affaires familiales permet-elle le désamorçage des drames? La réponse est clairement non. Peut-être même les exacerbe-t-elle? Il faut réfléchir à d'autres voies de secours pour les couples parentaux en difficultés (au moins) mais aussi pourquoi pas conjugaux. La voie de la Médiation telle que proposée aujourd'hui est illusoire si l'une au moins des parties s'y refuse...alors que trouver? Fut un temps, c'est la famille, les deux branches, qui faisait l'office de la régulation; c'est toujours le cas dans certaines traditions africaines, asiatiques ou sud-américaines. Il nous faut réfléchir à notre modèle (à nos modèles) familiaux à l'occidentale propablement à bout de souffle.
En attente de vos réactions...