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  • : Blog du Réseau Colin Bagnard pour les enfants du divorce
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  • : Le maintien des relations des enfants du divorce ou de la séparation, avec leurs deux parents séparés ou divorcés, leurs grand-parents, leurs deux familles... pour l'égalité parentale et une co-parentalité responsable.
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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 22:57

Ces derniers jours, plusieurs drames ont eu lieu où un père de famille a commis un homicide sur son épouse.

APPUYONS NOUS SUR UN EXEMPLE:

D’après France Info , (classé dans « faits divers »; à "justice", ou "actualité nationale", on ne trouve rien)

http://www.france-info.com/france-justice-police-2010-01-02-drame-familial-dans-le-bas-rhin-trois-enfants-egorges-dans-une-maison-387310-9-11.html:

Drame familial dans le Bas-Rhin : trois enfants égorgés dans une maison incendiée:

 Les trois enfants découverts morts le 2 janvier 2010 dans une maison incendiée à Haguenau dans le Bas-Rhin avaient été égorgés. Les pompiers ont trouvé un quatrième corps dans les décombres, ce pourrait être celui du père.

Les victimes sont trois fillettes âgées de 13, 11 et 5 ans dont les parents vivaient séparés. Le drame s’est joué dans une maison de deux niveaux implantée au cœur d’un quartier résidentiel de Haguenau. Les pompiers de Haguenau avaient été appelés pour intervenir sur un “dégagement de fumée”. Ce sont eux qui ont découvert les corps.

Selon une voisine interrogée par l’AFP, la famille d’origine marocaine avait déménagé depuis le 31 août. Les trois filles, Sabrina, 5 ans, Narjiss, 11 ans, et Nivine, 13 ans, vivaient d’ordinaire avec leur mère et étaient scolarisées à Haguenau.

Le père avait été condamné à trois mois de prison ferme pour violence sur son épouse au mois d’août, relaché en novembre2009, un divorce était en cours et le père n’avait pas la garde (évidence) ; « il avait insisté pour les avoir au Nouvel An pour pouvoir fêter avec ses trois enfants son anniversaire le lendemain.» La radio ne dit pas si cela lui a été refusé, ni aucun élément de la procédure. Le corps du père est retrouvé calciné dans la même maison.


Commentaire rcb: Lors de cette rupture avec trois enfants, quelque soit la cause (ici il faudrait encore vérifier la gravité des faits qui est présentée ici comme archétypique de "violence familiale" qui n'est pas mise en doute), il faut penser aux conséquences. Si ce père a supprimé ses propres enfants, ce n'est pas parce qu'il avait la vocation de criminel, c'est parce qu'il n'a pas été aidé dans cette rupture et que tout l'a accablé. Cela n'enlève rien de sa responsabilité autosanctionnée par le suicide, mais cela aurait permis sans doute d'empêcher la disparition de ces trois fillettes, de leur père, et la tragédie pour la mère et l'entourage.

Un drame comme celui-là soulève de nombreuses questions que les ventres gavés du lendemain du Jour de l'An n'ont pas soulevé. Pas plus que pour les drames précédents ou suivants... trop nombreux.

Quand un couple avec enfants éclate, c'est une remise en cause de tout un système pour les parents concernés. Le poids de la religion (mariage religieux), de la tradition, ou simplement de la société s'abat sur ce couple. Telle épouse cache tant qu'elle peut à sa famille et aux institutions sa situation de mésentente (voire pire dans les cas de violence conjugale).

Il faut analyser ces craintes multiformes:
- crainte de l'échec du couple,
- crainte vis-à-vis de l'avenir des enfants,
- crainte de perte de contrôle du couple sur son avenir (économiquement ou socialement),
- crainte que les enfants soient placés en foyers d'accueil,
- crainte que la famille "du fait du deshonneur" comme c'est le cas de nombreux drames actuels, les mettent à l'écart,
- crainte des représailles...selon les origines du couple.
- crainte extrême en cas de personnes non intégrée par la langue ou la connaissance minimale des droits et devoirs par exemple lors des unions décidées à distance par certaines "familles".

Or souvent il est possible de prévoir l'agravation s'il n'y a pas d'aide extérieure réelle. L'intervention des institutions et des associations de médiation ne semblent possible que quand c'est trop tard! Pour donner des directives "librement consenties" aux personnes qui manquent de lucidité sur leur situation; ou alors c'est le piège de la procédure: une plainte ficelée selon des méthodes à l'emporte-pièce, un "conseil d'avocat", une démarche vers telle organisation qui n'aura que pour conséquence l'agravation plutôt que l'appaisement. La confusion existe même pour les institutions en lien avec la justice pour une vraie reconnaissance du lien parental quand le lien conjugal est rompu. En effet, séparer (le plus souvent le père) pour des semaines, des mois, voire finalement des années dans bien des cas, c'est bien NE PAS RECONNAÏTRE LA PARENTALITE de l'un d'entre eux!
Le fondement de la PREVENTION passe par là. Or dans les cas de drames, on ne peut pas tous les citer dans leur complexité, il apparaît que c'est le déni de la parentalité pour l'un des parents qui abouti à l'irréparable, en particulier lors des meurtres qui nous apparaissent comme des actes brutes, violents et sanguinaires de l'Autre parent. l faut comprendre que le sens de la vie est celui qui est bouleversé lorsque le lien de procréation, de famille semble disparaître, d'où ces actes exrrèmes dits "imprévisibles".

En conclusion, la pénalisation des affaires familiales permet-elle le désamorçage des drames? La réponse est clairement non. Peut-être même les exacerbe-t-elle? Il faut réfléchir à d'autres voies de secours pour les couples parentaux en difficultés (au moins) mais aussi pourquoi pas conjugaux. La voie de la Médiation telle que proposée aujourd'hui est illusoire si l'une au moins des parties s'y refuse...alors que trouver? Fut un temps, c'est la famille, les deux branches, qui faisait l'office de la régulation; c'est toujours le cas dans certaines traditions africaines, asiatiques ou sud-américaines. Il nous faut réfléchir à notre modèle (à nos modèles) familiaux à l'occidentale propablement à bout de souffle.

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Publié par Nicolas Sègerie Réseau Colin Bagnard - dans REFORME FAMILLE
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commentaires

benit 09/03/2010 09:17


bonjour RCB

j'ai été conseillé par une amie d'aller sur ce blog. J'interviens pour l'instant sur 2 points: LE ROLE DU PERE et LA DEPENALISATION DES AFFAIRES FAMILIAUX.

1- le role du père: on fait un enfant pour sois mais on l'éduque pour la société et donc un père a le devoirs de transmettre ces valeurs à ses enfants. Cependant si le père est
dépourvu de toutes valeurs (ceci existe malheureseument) c'est à dire un père qui ne travaille pas, qui est égoiste, qui insulte, qui ne se respecte pas, qui n'aide pas sa femme pour
s'occuper des enfants à la maison, un père jaloux de la famille et des amis de son épouse qui l'aident financièrement et matériellement à s'occuper de ses enfants.....Est ce qu une femme va
vouloir  continuer de vivre avec un homme pareil? est ce qu'on peut confier des enfants à un père pareil en cas de séparation? Quelles valeurs celui ci peut leur transmettre? n'importe
quel  diable peut se marier et faire des enfants mais celà ne justifie pas le statut du père.
   
2-la dépénalisation des affaires familiauxAucunement pas. Dans notre société française actuelle, les hommes qui ont faillis à leur rôle de mari, de père de famille
n'acceptent pas le divorce . Il faut voire le nombre d'assassinat des femmes et des enfants perpétrés par les hommes. En plus ils arrivent même pas à donner à manger à leurs
enfants(besoin de première necessité) là encore heureusement que  la justice  intervient.
Moi je suis pour la pénalisation des affaires familiaux pour interdire aux hommes qui après divorce, empèchent les femmes de vivre tranquillement leur vie, d'aimer un autre homme qui peut les
rendre heureuse(car les hommes ne sont pas tous pareils il y en a de bon qui sont d'alleurs bien éduqués car issus de bonnes familles et  connaissent la valeur humaine le respect de
l'autre et la valeur d'une femme ). J'irai même au delà de l'obligation de travailler, de payer la pension alimentaire imposer par lajustice de proposer l'obligation de pratiquer la
vasectomie à ces prétendus ou  pseudo pères pour éviter qu'ils fassent d'autres victimes.
.


Réseau Colin Bagnard 09/03/2010 12:03



Bonjour Bénit,

Sur le rôle du père, je vous trouve très remontée car tous les hommes et tous les pères ne sont pas à mettre dans le même sac. Probablement avez-vous vécu une mauvaise expérience, nous ne pouvons
que le regretter. Parfois les diables épousent aussi des diablesses. Parfois ils le deviennent ensemble. Mais surtout le propos de rcb concerne le lien avec les enfants.

On pourrait en effet débattre des VALEURS, celles que les mères en général tentent de communiquer et celles de pères: vision souvent différente de l'éducation. Sur la question du RESPECT que vous
évoquez, ce n'est pas une chose facile car chacun à sa propore notion de ce qu'est le respect. Force est de constater que si des injures eurent été proférées, c'est qu'il y a déjà eu
des manquements dans ce domaine. C'est là aussi regrettable. Mais en aucune cas cela ne justifie la rupture totale avec les enfants... même dans des cas de pédophilie ou des perversions diverses
où des solutions adaptées peuvent être trouvées (lieux neutres par exemple) ou comme les prisonniers qui peuvent bénéficier de parloirs (encore faut-il que les familles y viennent).

Inversons le raisonnement par un exemple : prenons le cas d'une mère prostituée: est-ce moral de lui "confier" ses enfants? La jurisprudence elle est d'accord, car si la situation de la mère
parait douteuse quant à l'activité que probablement elle n'a pas choisie, rien ne laisse désespérer que vis-à-vis des enfants elle se comporte tout à fait correctement. Il en est de même avec un
père ou une mère qui aurait à un moment un comportement emporté ou "irrespectueux" vis-àvis de l'autre parent, cela ne présagerait pas forcément de conséquence pour la relation avec les enfants.
Et même c'est souvent cette question qui a provoqué la dispute.

Je repropose donc la question sur: quelles sont les VALEURS que les parents veulent inculquer à leurs enfants et comment s'y prennent-ils pour se mettre d'accord?

C'est en effet le rôle majeur des parents de convenir sur ces questions, au delà de leur divergence et même de leur séparation.


Sur la question de la dépénalisation des affaires familiales, vos propos concernant la castration sont significatives de notre époque où "journée de la femme" tant à se commettre en "journée de
l'infâme", faisant porter tous les maux à la gent masculine sans contradiction (en particulier sur ses statistiques macabres entachées de problèmes quant à la méthode et à l'orientation).

Dans votre propos vous fustigez les questions de finances; que les hommes devraient y pourvoir sans vous rendre compte qu'ainsi vous reconduisez le modèle du "patriarcat" qui est de fait le
modèle que "les chiennes de gardes" ont visé. Alors qu'au contraire, si vous voulez vraiment un changement de situation des relations entre hommes et femmes, notamment dans le "ménage" (mais
qu'est-ce aujourd'hui?), il faut justement reconnaître que dans ce "nouvel âge" de la condition parentale, le père y ait toute sa place; ce que vous semblez contester.

Par conséquent, la question des valeurs se repose ici: quelles valeurs réelles voulez-vous inculquer, aux enfants, aux maris, à la société de demain? Merci Bénit pour votre réponse.



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