Le maintien des relations des enfants du divorce ou de la séparation, avec leurs deux parents séparés ou divorcés, leurs grand-parents, leurs deux familles... pour l'égalité parentale et une co-parentalité responsable.
Les dérives d’opinion publique de l’affaire d’Outreau.
Voici un rappel d’un ensemble d’erreurs judiciaires qui ont, non seulement envoyé des innocents en prison et poussé au suicide un citoyen, mais qui ont marqué la conscience par la phobie de bien des acteurs de la société.
Extrait de wikipedia.fr : http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_d'Outreau :
« L'affaire d'Outreau part d'une affaire pénale d'abus sexuel sur mineur. Elle débouchera sur une erreur judiciaire. Cette affaire a donné lieu à un procès aux assises de Saint-Omer (Pas-de-Calais) en France du 4 mai au 2 juillet 2004, puis un procès en appel à Paris en novembre 2005. »
En effet, en 2004, la sensibilité sur les affaires de pédophilie liée à cette sombre affaire, où il y a bien eu des cas de pédophilie avérés et souvent oubliés; de nombreuses personnes se sont retrouvées à signaler des pseudo-cas de pédophilie et ont ainsi alimenté des séparations abusives ou délictueuses entre des parents et leurs enfants. Si vous faites un retour en arrière, vous ne démentirez pas qu’il est curieux de constater qu’il y a un grand nombres d’affaires d’accusations qui ont mal tournées à cette période. Le 26 mai 2004, une réforme de la justice, inaboutie, augmente la crispation sur les justiciables concernés. Mais point d’analyse pour y revenir, mettant en cause les institutions, déjà bien fragilisées et remuées dans leurs pratiques.
Sur le site http://www.collectif-justice.net, on peut trouver une typologie des erreurs judiciaires.
« Il convient de distinguer trois catégories de victimes de dysfonctionnements judiciaires :
1. celles qui bénéficient d'une reconnaissance et d'un statut de victime qui leur donnent droit à une indemnisation souvent minime (ce sont les personnes relaxées après un séjour en détention préventive, les personnes victimes de violences policières flagrantes)
2. celles qui sont victimes de décisions de justice viciées et qui n'ont pratiquement aucune chance d'être rétablies dans leurs droits ou indemnisées, du fait de l'impossibilité de contester ces décisions protégées par l'autorité de la chose jugée, sans remettre en cause les principes qui fondent l'autorité judiciaire.
3. celles qui n'ont pas accès à la justice par manque de moyens, de temps ou de connaissance et qui n'ont de ce fait que des devoirs envers la République.
Le collectif recense ainsi des "victimes reconnues", des "victimes déclarées" confrontées à des décisions de justice viciées et des "victimes muettes" qui n'ont pas pu ou ne peuvent pas faire valoir leurs droits en justice.
Ces "victimes muettes" représentées par les familles aux revenus compris entre 1000 et 3000 €, voire plus selon l'importance de l'endettement, représentent environ 60 à 70 % de la population. »
Heureusement, on peut aussi trouver quelques cas où ces erreurs ont été prises en compte par la voie hiérarchique de la Justice (présidents de tribunaux ou Conseil Supérieur de la Magistrature), quand ce n’est pas toute la République qui se sent interpelée comme dans cette trop fameuse affaire dite d’Outreau. Mais en sera-t-il de même pour des affaires réputées a priori "non graves" comme celles des affaires familiales ? On sait combien au Réseau Colin Bagnard des drames listés comme "faits divers" s'expliquent comme cela.
L’affaire dite d’Outreau cache trop la multitude des « petites » affaires d’erreurs judiciaires par milliers de divorce ou de séparation dont les conséquences sont néanmoins aux échelles familiales, sociales, éducationnelles, morales et politiques.