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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 11:39

Lyon – samedi 12 octobre 2013 – 14h30

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Conférence-débat sur le thème :

 

Les hommes aussi sont victimes de violence conjugale

Expérience et vécu au masculin de la violence conjugale

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Intervenant : Serge Guinot
Thérapeute systémique, responsable de Pharos-Genève – Soutien aux hommes victimes de violences conjugales.
Chargé d’enseignement à la Haute Ecole en Travail Social – Genève.

 

Animateur : Bruno Decoret
Psychologue, sexologue. Auteur de « Les pères dépossédés » et « Pères séparés, pères tout de même ».


Organisée par Père Enfant Mère et Groupe d’études sur les sexismes (GES)

Lieu : UDAF, 12bis rue Jean Marie Chavant Lyon 7e

PAF 7 euros

Infos : 06 31 43 82 51


*****

Phénomène tabou et impensable ; une réalité que les hommes eux-mêmes ont de la difficulté à reconnaître.

L’isolement, la honte, la culpabilité ainsi que la représentation d’eux-mêmes en lien avec leur statut d’homme contribuent à ce que ce phénomène reste souterrain et dès lors peu connu.

Néanmoins, des vécus s’expriment, des mots se font davantage entendre et contribuent ainsi à rendre tangible cette réalité. Sans pour autant diminuer la violence existante et vécue par les femmes, il est capital de considérer pleinement cette problématique et d’en témoigner.

Je propose de témoigner du travail que je mène auprès de ces hommes à travers l’exposé de l’expérience et le vécu de ceux-ci en tant que qu’hommes subissant de la violence conjugale. Je présenterai les types d’offres de soutien existants ainsi que les pratiques et les accompagnements spécifiques.

Nous pourrons dégager des perspectives de développement, en lien avec les besoins des hommes victimes de violences conjugales, afin de permettre de continuer à mettre en place des pratiques adaptées.

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Complément d’information :

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Il est interdit de parler

des hommes victimes de violence conjugale

dans le cadre de la Quinzaine de l’Egalité

du Conseil régional Rhône-Alpes

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La conférence du 12 octobre 2013 intitulée « Les hommes aussi sont victimes de violence conjugale » se déroulera en même temps que la troisième Quinzaine de l’égalité du Conseil régional Rhône-Alpes. Elle aurait parfaitement eu sa place dans cette manifestation. Pourtant le dossier de candidature déposé par le GES a été refusé, au prétexte qu’elle constituerait un risque de trouble à l’ordre public.

Les informations qui suivent, qui récapitulent trois années d’événements, permettent de comprendre qu’il s’agit d’un refus purement idéologique, appuyé sur une spectaculaire accumulation de pressions et de mensonges. Une décision sexiste, destinée à empêcher la diffusion de l’information sur les inégalités subies par les hommes.

Les candidatures à la Quinzaine sont gérées par la Délégation Générale aux Missions Transversales et à la Relation aux Elus (DGMTRE), une instance du Conseil régional (CR) composée de personnels non-élus. Elle est actuellement dirigée par Nadia Bensaid. Par contre, c’est une Commission permanente composée d’élus qui les valide ou non. Il va de soi que la DGMTRE est en situation d’influer fortement sur les choix de la Commission permanente.

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2011

jui11et 2011 : ayant découvert tardivement la mise en place de la première édition de la Quinzaine, le GES candidate sans demande de subvention pour une conférence intitulée : « Inégalités, discriminations : les hommes en sont-ils eux aussi victimes ? »

septembre : La conférence est programmée dans les locaux de l’Espace Rhône-Alpes, à La-Roche-sur-Foron (Haute-Savoie). Publication du programme de la Quinzaine : sur une centaine, l’activité proposée par le GES est la seule qui concerne une problématique masculine.

20 octobre : la conférence se déroule sous la présidence de Claire Donzel, conseillère régionale de Haute-Savoie. L’exposé est suivi avec attention par le public. Mais ensuite, alors qu’elle est censée animer le débat, elle l’empêche en se plaçant sur le mode émotionnel et en confisquant la parole à son profit. Au terme de l’activité, elle affirme qu’elle en désapprouve la programmation, et qu’elle en informera le CR. Elle le fera effectivement.

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2012

5 février 2012 : après publication les documents pour candidater à la Quinzaine 2012 (deuxième édition), le GES envoie à la DGMTRE un projet avec demande de subvention, concernant une conférence-débat intitulé « Les hommes battus : qui sont-ils ? Comment les aider ?».

5 juin : le GES reçoit un courrier de la DGMTRE lui notifiant acceptation par la Commission permanente de la conférence et attribution d’une subvention modeste, très inférieure à celle demandée.

Fin août : publication sur le site du CR du programme de la Quinzaine, sous la forme d’un PDF qui est la maquette du programme papier à venir. Encore une fois, toutes les activités programmées, une centaine, concernent des problématiques féminines. Mais la conférence du GES, la seule concernant une problématique masculine, n’y figure pas. Un responsable contacte aussitôt la DGMTRE. Marianne Leroux, chargée de mission, affirme que la cause en est un bug informatique, que le PDF n’est pas modifiable, mais que cela sera compensé par un autre programme mis en ligne sur le site du CR.

17 septembre : large diffusion du programme papier, qui est la copie conforme de PDF, donc sans aucune mention de la conférence

18 septembre : aucune mention de la conférence n’apparaissant sur le site du CG, le GES interpelle Marianne Leroux par courriel. Celle-ci répond :

« Votre événement fait partie de la dizaine de modifications-ajouts en cours. Nous prévoyons une mise en ligne en fin de semaine. »

Le GES informe de la situation les principaux groupes d’élus du CR.

24 septembre : Ne voyant apparaître aucune modification concernant la conférence, le GES relance la DGMTRE, ce qui lui vaut une nouvelle réponse de Marianne Le Roux :

« Votre événement est en ligne depuis le 18/09/2012 à 14:05  »

En fait, la conférence est effectivement mentionnée, mais dans un moteur de recherche qui propose d’accéder aux événements par le choix d’un lieu ou d’une date. Or ce moteur n’a pas grande utilité, du fait que le programme PDF, beaucoup plus attractif, est simple, et déjà organisé par départements et par dates. De plus, le moteur a tendance à se bloquer. Il y a donc gros à parier que les internautes vont se contenter de consulter le programme PDF. En plus, rien n’indique que le moteur comporte des données supplémentaires : le programme PDF apparaît comme un ensemble complet et définitif : le moteur ne sert à rien.

27 septembre : par courriel, le GES demande à nouveau à Marianne Leroux de faire figurer l’annonce de la conférence sur le site du CG de manière visible et attractive. Réponse de celle-ci :

« [le programme] s’enrichit d’événements qui nous sont signalés, de la même façon que des événements sont retirés au fur et à mesure que leurs organisateurs annulent, et que sont signalé des modifications d’horaires, lieux, dates, etc…

Il n’est donc pas pertinent de signaler spécifiquement les événements sous une catégorie « nouveau ».

En revanche, nous allons ajouter : « programme remis quotidiennement à jour, n’hésitez pas à consulter régulièrement. »

Le fait que des associations irresponsables modifient ou annulent au dernier moment n’est pourtant pas le problème du GES, dont le projet n’a pas varié d’un pouce depuis juin dernier ! De plus, ajouter une telle mention n’apporte rien, puisque ce que les internautes comprennent comme « le programme », c’est le programme PDF (qui n’est pas modifié), et non le moteur de recherche.

Du côté des groupes politiques, une réponse du groupe Front de gauche, qui renvoie vers une de ses élues, Cécile Cukiermann, la plus engagée dans l’organisation de la Quinzaine ; et une du groupe PS, qui, s’étant sans doute renseigné, s’est vu servir la même réponse, qu’il reproduit : « Vous êtes bien en ligne » + le lien vers le moteur de recherche.

6 octobre : dix jours après que Marianne Leroux ait annoncé sa mise en place, la mention « programme remis quotidiennement à jour, etc » n’apparaît nulle part.

Conformément à la suggestion du groupe Front de gauche, le GES essaye de joindre Cécile Cukiermann. Au téléphone, son assistante (qui s’étonne de l’insistance du GES !), s’engage à transmettre. Ensuite, aucune nouvelle.

Du côté du groupe PS, après l’envoi d’un deuxième courriel expliquant la différence entre un programme et un moteur de recherche bidon, aucune nouvelle non plus.

Du côté du groupe UDC (= UMP + divers droite), identiquement, aucune nouvelle. Ce groupe est pourtant la principale force d’opposition au sein du CR, et on s’attendrait à ce qu’il soit réactif quand on lui signale un dysfonctionnement du côté majoritaire.

Dans le même temps où elle refuse de publiciser correctement la conférence du GES, la DGMTRE ne se gêne pour donner sur le site du CR une visibilité supplémentaire à des activités qui figurent déjà en bonne place dans les programmes PDF et papier.

Autrement dit, un mois après la constatation de l’ »oubli » de sa conférence dans le programme papier, le GES n’a obtenu aucune compensation en matière de visibilité. L’explication par le « bug informatique » n’est plus crédible : il est manifeste que l’on a affaire à un acte de censure délibéré.

13 octobre : la conférence se déroule dans une atmosphère d’extrême intérêt, à tel point que les échanges se prolongent durant trois heures. Au début cependant, elle est perturbée par un incident mineur : une dizaine de militants sexistes empêchent la première prise de parole par des cris et des slogans. Les intervenants essaient d’engager le dialogue mais en vain. Ils se résolvent à faire appel à la police, et dès l’apparition d’un fonctionnaire, les perturbateurs quittent les lieux. Aucune violence n’a lieu. Rien n’est à reprocher aux organisateurs. C’est pourtant cet incident qui servira de prétexte au refus d’intégrer une nouvelle conférence au programme de la Quinzaine 2013.

14 octobre : le GES publie un communiqué :

Malgré sa sous-publicisation, la conférence-débat organisée ce 13 octobre à Lyon par notre association sur les « hommes battus » a suscité la venue d’une cinquantaine de personnes, parmi lesquelles des jeunes se préparant à des professions de santé, des professionnels du lien social, ainsi que des victimes de violence conjugale.

Le public s’est montré touché par les témoignages d’hommes victimes, et très intéressé par l’exposé de Sylvianne Spitzer. La conférence a contribué à satisfaire différents besoins : besoin des victimes de témoigner, besoin des professionnels de s’informer, besoin de tous de trouver une compensation à la rareté des informations médiatiques. L’événement s’inscrit donc parfaitement dans le cadre de la Quinzaine de l’egalité Femmes-Hommes, rappelant la nécessité d’un traitement égalitaire des personnes, quel que soit leur sexe.

A l’inverse, la tentative d’un groupe d’individuEs agressif(ve)s d’empêcher la tenue de la conférence apparaît comme exactement contraire à l’esprit et aux objectifs de la Quinzaine : refus de la liberté d’expression, refus du dialogue, et surtout refus de prendre en considération les victimes indépendamment de leur sexe.

15 octobre : sur le site Rebellyon, les perturbateurs revendiquent clairement leur action et sa finalité : empêcher la tenue de la conférence : http://rebellyon.info/Conference-masculiniste-a-Lyon.html

30 octobre : ils récidivent sur le site Superféministe : superfeministe.blogspot.fr/2012/10/nos-amis-les-masculinistes.html

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2013

26 février 2013 : après publication des documents pour candidater à la Quinzaine 2013 (troisième édition), le GES envoie à la DGMTRE un projet avec demande de subvention, concernant à nouveau une conférence-débat sur la violence conjugale.

23 juin : courrier de Nadia Bensaid au GES, daté du 7 juin, l’informant que le projet n’a pas été retenu « au terme du vote de la Commission permanente du 30 mai 2013 ».

24 juin : le courrier mentionnant une possibilité d’obtenir par téléphone des informations sur les motifs du refus, un responsable du GES appelle et s’entend répondre par Marianne Leroux que la précédente conférence a provoqué un trouble à l’ordre public.

30 juin : courrier du GES à Nadia Bensaid :

« Nous avons bien reçu votre courrier daté du 7 juin dernier (mais reçu le 23), nous informant que notre projet pour la Quinzaine Femmes/Hommes 2013 n’avait pas été retenu par la Commission permanente du 30 mai 2013.

Comme vous le suggérez dans ce courrier, nous avons contacté le service censé nous informer sur les raisons de ce refus. Malheureusement, les réponses qui nous ont été données nous paraissent tout à fait incompréhensibles.

C’est pourquoi nous nous adressons à vous et vous demandons de bien vouloir nous préciser les dites raisons. »

8 juillet : courrier en réponse de Nadia Bensaid :

« (…) je vous confirme les informations qui vous ont été données par téléphone par les services du Conseil régional : la collectivité ne souhaite pas soutenir l’action que vous avez présentée dans la perspective de la Quinzaine de l’égalité 2013.

L’action menée par votre association l’année dernière a provoqué des troubles entraînant le recours à la force publique. La Région ne souhaite pas prendre part à un événement porteur d’un risque du même type. »

12 juillet : deuxième courrier du GES à Nadia Bensaïd :

« Nous avons bien reçu votre courrier du 8 juillet dernier, dans lequel vous nous fournissez une explication au refus du soutien de notre activité.

Malheureusement, cette explication nous est aussi incompréhensible que celle fournie antérieurement par téléphone.

Je vous demanderais donc de bien vouloir :

- nous communiquer les informations vous permettant d’affirmer que « l’action menée par votre association l’année dernière a provoqué des troubles entraînant le recours à la force publique » ;

- nous communiquer les éléments matériels vous autorisant à relayer ces informations. »

15 juillet : courrier en réponse de Nadia Bensaïd :

« En réponse à votre courrier du 12 juillet dernier, je vous confirme les informations qui vous ont été données dans mon précédent courrier : le 13 octobre 2012, dans le cadre de la Quinzaine de l’égalité, votre association a organisé une conférence-débat à l’hôtel Campanile de la Part-Dieu.

Lors de cette réunion, l’établissement a dû faire appel aux forces de l’ordre afin de garantir la sécurité des participant-e-s, les membres de votre association se trouvant dans l’incapacité de maîtriser le débat et d’empêcher les débordements, comme en ont témoigné plusieurs agents de la Région présents dans la salle »

31 juillet : troisième courrier du GES à Nadia Bensaid :

« Après lecture de votre courrier du 15 juillet dernier, nous sommes au regret de constater que vous ne nous fournissez aucun élément permettant de confirmer votre propos selon lequel « l’action menée par votre association l’année dernière a provoqué des troubles entraînant le recours à la force publique ».

En effet, notre conférence-débat, qui a duré trois heures, s’est déroulé selon l’ordre prévu par nous, avec quatre intervenants successifs et chaque fois une discussion avec le public. Rien ne vous autorise donc à suggérer de notre part une « incapacité de maîtriser le débat », lequel a été au contraire long, fourni et constructif.

Pendant le premier quart d’heure, la perturbation organisée par quelques individus a constitué un problème. Nous avons parfaitement géré ce problème puisqu’ils se sont retirés dès l’apparition d’UN fonctionnaire de police, appelé par nous, et non par l’établissement. Cette perturbation étant restée exclusivement sonore, jamais « la sécurité des participant-e-s » n’a été mise en danger.

Il est surprenant que votre seule référence soit la version de présumés « agents de la Région », qui, au mieux, n’ont été présents que quelques minutes.

Il est surprenant, surtout, que vous imputiez la responsabilité de cette perturbation à notre activité, alors qu’elle a été le fait d’individus inconnus de nous, complètement rejetés par le public, et dont nous ne décidons évidemment pas du comportement.

Voulant bien croire que vous avez été abusée par de fausses informations, nous vous prions de bien vouloir :

- faire connaître les rectificatifs que nous apportons aux personnels du Conseil régional qui auraient pu être également abusés, à commencer par ceux de la Commission permanente ;
– faire le maximum pour que la Commission revienne sur sa décision, et valide notre activité prévue pour octobre 2013, reconnaissant ainsi le droit des Rhône-Alpins à être informés sur les violences conjugales. »

Septembre : publication sur le site du CR du programme de la Quinzaine de l’égalité 2013, sur un thème qui a été choisi après le dépôt des candidatures : « L’intelligence a-t-elle un sexe ? ». La plupart des activités retenues n’ont aucun rapport avec ce thème. Une fois de plus, seules des problématiques féminines sont traitées. La plupart des associations organisatrices sont des associations sexistes. La référence de la Quinzaine à l’ « égalité » est donc complètement abusive.

http://www.rhonealpes.fr/615-developpement-durable-egalite-hommes-femmes.htm

1er octobre : quatrième courrier du GES à Nadia Bensaïd (qui n’a pas répondu au précédent) :

« Quoique regrettant de ne pas avoir de réponse de votre part à notre courrier du 31 juillet dernier, nous vous informons que nous avons maintenu la conférence qui n’a pas été retenue pour la programmation de la Quinzaine de l’Egalité, et vous en communiquons le détail ci-joint.

Nous nous permettons de plus de vous y inviter cordialement, invitation que vous pouvez transmettre à tous les personnels de la DGMTRE. Cela peut être pour vous l’occasion de constater la compétence de nos intervenants, la motivation de notre public, et le sérieux de notre travail.

 Espérant vous y rencontrer, nous vous prions, etc… »

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Déterminé à poursuivre son travail d’information sur les sexismes, conscient de sa responsabilité dans la lutte contre l’obscurantisme, le GES a décidé de maintenir sa conférence-débat.

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Publié par Nicolas Sègerie Réseau Colin Bagnard - dans REFORME FAMILLE
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