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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 00:17

Dimanche 14 Février 2010

http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-regionale/Prive-de-ses-enfants-il-appelle-au-secours

informations identifiées et envoyées par François, un membre sympathisant de RCB:

LANDOUZY-LA-VILLE (02)
Privé de ses enfants, il appelle au secours

Jeudi dernier, le tribunal correctionnel de Laon a condamné la mère de famille, Aurore Jegat, à deux mois de prison ferme. Les enfants devaient être confiés à leur père mais le beau-père refuse de les rendre.

L'angoisse d'un père de famille ne fait que croître depuis une décision de justice rendue, jeudi, par le tribunal correctionnel de Laon.

Depuis mai 2007, Claude Noizet, 55 ans, se bat pour faire respecter son droit de visite et d'hébergement concernant ses deux enfants, une fille née en 2003 et un garçon né en 2005. Ce dernier avait 18 mois lorsque leur mère est partie vivre en Thiérache avec le chauffeur qui relevait le lait dans l'exploitation bio qu'elle tenait avec son compagnon, dans les Ardennes.

Mariée avec Roméo Mahoudaux, 36 ans, Aurore Jegat, 30 ans, refuse d'observer le droit de visite et d'hébergement consenti au père de ses deux aînés. Le tribunal correctionnel de Laon l'a condamnée, jeudi dernier, à deux mois de prison ferme et l'a fait incarcérer le jour même, tandis que Roméo Mahoudaux laissait exploser sa colère dans le prétoire.

Le vendredi 12 février, une ordonnance exécutoire du juge aux affaires familiales a confié à Claude Noizet la garde de ses enfants pendant le temps d'incarcération de leur mère.

Avant-hier, vers 13 h 30, un responsable de la Direction départementale de la protection de l'enfance s'est rendu au domicile de Roméo Mahoudaux pour venir chercher les enfants. Il s'est vu opposer une résistance. Revenu à 17 h 30, il a constaté que les volets de la maison étaient fermés. Un avis de recherche a été lancé par le parquet de Laon à l'encontre de Roméo Mahoudaux.

« Tu ne les reverras pas vivants »

Pendant ce temps, Claude Noizet s'inquiète et se heurte à un mur d'incompréhension. Il s'est rendu à la gendarmerie d'Hirson pour faire respecter l'ordonnance du juge. Sans succès.

Depuis hier, il multiplie les démarches pour savoir où sont ses enfants et redoute ce qui peut leur arriver avec un homme qui n'a pas été avare de menaces. Devant un huissier, il a déclaré à Claude Noizet : « Tu ne reverras jamais tes enfants. » Une autre fois, il aurait dit : « Si tu intentes une action en justice, tu ne les reverras pas vivants. »

Des propos qui ont de quoi inquiéter le père des deux petits. D'autant que si tout est clos, de la fumée s'échappe de la cheminée de la maison. Que peut-il se passer à l'intérieur ?

Les enfants sont-ils là, dans l'obscurité ? Auraient-ils été victimes d'une agression ou d'une intoxication au monoxyde de carbone ? Ont-ils été placés ailleurs par Roméo Mahoudaux. Sinon, que peuvent-ils craindre face à un homme déjà condamné pour violences, notamment contre Claude Noizet.

Ce dernier a une foule de témoignages concernant la violence de l'époux de son ex-compagne. Mais il reste calme et pense, avant tout, à ses enfants. « Je ne dors plus. J'ai peur qu'il leur arrive quelque chose. Même s'ils sont là, à Landouzy, il n'est pas normal de les garder dans l'obscurité. Ils auront des séquelles psychologiques. »

Hier, le centre opérationnel du groupement de gendarmerie a pris les choses en main et invité Claude Noizet à se rendre à la gendarmerie d'Hirson pour faire respecter la décision exécutoire du juge aux affaires familiales ; mais les gendarmes attendent un ordre du parquet de Laon.

En attendant, des patrouilles ont lieu, tant autour du domicile de Roméo Mahoudaux à Landouzy qu'à Neuve-Maison, où réside la mère de celui-ci, qui aurait pu lui confier les enfants.

Un autre enfant risque de subir des dégâts collatéraux dans cette affaire, le bambin de 20 mois, né de l'union de Roméo Mahoudaux et d'Aurore Jegat.

FRANÇOISE.-J. CHÉRUY

Pour le Réseau Colin Bagnard, cette situation , quoique généralement moins dramatique sur le plan médiatique, est assez courante: il s'agit d'un père qui n'arrive pas à faire exécuter une décision de justice pourtant simple; il faut avoir dans ce cas l'aval du Procureur pour, et ce n'est pas banal, exécuter une décision qui se trouve être contre une mère de famille! Il existe donc un sexisme dans l'application de la loi et des décisions de justice! Nous le savions, là c'est confirmer!

Quant à la procédure d'appel d'urgence de disparition d'enfant, c'est vrai qu'elle semble ne pas s'appliquer dans les "cas d'enlèvements familiaux" (et c'est bien ici le cas!): pourquoi? La question est posée! Or nous savons que plus souvent que prévu, ces affaires d'enlèvements finissent mal pour les enfants en particulier et en fin de compte. Les critères de lancement de campagne sont: court délais depuis l'enlèvement (et justement, ces services dans ces cas ont tendance à trainer ou à renvoyer vers les tribunaux).

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Dimanche 14 Février 2010

Le Parquet veut « agir en souplesse »

Le procureur de la République de Laon, Olivier Hussenet, se veut rassurant. « Le Parquet a fait ce qu'il a pu. La décision rendue par le tribunal et qui consistait à incarcérer une mère de famille, est extrêmement rare », a-t-il déclaré.

Face à la demande du père, et des associations qui le soutiennent, qui souhaitent qu'une alerte enlèvement soit lancée, il rappelle à quel point ce dispositif doit rester exceptionnel.

Et sur le plan juridique, une ordonnance de placement provisoire ne peut s'exécuter par la force publique que par la volonté du préfet. « Nous allons prendre toutes les dispositions pour appliquer la décision exécutoire, mais il faut prendre certaines précautions pour éviter des gestes inconsidérés. »

Ces propos laissent perplexes et laissent supposer qu'une menace latente pèse sur les enfants retenus. Une intuition réfutée par le Parquet qui déclare vouloir « agir en souplesse » à partir de ce lundi 15 février ; avec éventuellement l'aval du préfet. Ce qui peut donner lieu à diverses interprétations. À savoir que les services de la gendarmerie savent où se trouvent les enfants et qu'ils seraient en sécurité. C'est ce qu'espère leur père, Claude Noizet.

F.-J. C.

RCB: Ce genre d'affaire pose la question de savoir si la justice et les services gendarmerie et police (c'est à dire spécialisés dans le secteur "pénal" mais pas le secteur "familial" tant que la réforme dans ce sujet n'est pas mise en place) peut réellement traiter ce genre d'affaire où des enfants sont traités comme des paquets d'humanoïdes selon des méthodes mal détermisées. Le RCB avait d'ailleurs proposé ces services spécialisés.

Si nous ne sommes pas pour l'incarcération dans ces affaires de déni d'autorité parentale, nous sommes bien obligé de constater des dérives liées à un système inapproprié pour leur traitement, qui semble faire le cas de ceux qui sont les plus violents ou les plus potentiellement aggressifs pour décider de l'action ou de la décision à mener: ce qui est contradictoire à l'esprit de la loi et de justice, nous semble-t-il. Drôle de Saint Valentin!

(copie article, sous toutes réserves de vérification/RCB)

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Publié par Nicolas Sègerie Réseau Colin Bagnard - dans REACTIONS
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