Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation Du Réseau

  • : Blog du Réseau Colin Bagnard pour les enfants du divorce
  • Blog du Réseau Colin Bagnard pour les enfants du divorce
  • : Le maintien des relations des enfants du divorce ou de la séparation, avec leurs deux parents séparés ou divorcés, leurs grand-parents, leurs deux familles... pour l'égalité parentale et une co-parentalité responsable.
  • Contact

Recherche À Partir De Mots Clef

17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 23:08

Souvenir de la paternité.

 

 Ce 15 novembre 1997, je trépignais d'espérance dans la paternité de l'Hôtel Dieu quand une infirmière vient garer une boîte de verre parallélépipédique avec l'enfant qui vient de naître. Sa mère est encore inconsciente dans le bloc opératoire où on a extirpé cet enfant par césarienne. On me donne la consigne d'attendre...

 

Attendre quoi ? Il faut accueillir cet enfant au monde et je suis son père ! Je me demande un instant qu'est-ce qui peut bien justifier quoi que ce soit? Je ne me suis pas lavé les mains depuis les heures d'aller retour entre la salle d'attente et celle de travail.

 

J'ouvre la glissière et je prends délicatement l'enfant car c'est mon fils. Je lui parle pour marquer sa conscience de ma voix. Il a un visage d'ange; je pense alors aux Saints Gabriel ou Raphaël et aux angelots de la Chapelle Sixtine que j'avais vu à neuf ans et m'avaient marqué. Raphaël connote aussi avec cet artiste qui excellait dans cet art à la manière de cet autre Michel Ange. Raphaël ferait un bon nom pour mon fils. Il faudra se concerter avec sa mère en revenant sur les discussions à ce sujet.

 

Je tiens très longuement le bébé dans mes bras en lui parlant. Personne dans ce couloir hors du bloc opératoire. On m'a oublié... Tant mieux, je peux ainsi rester avec mon fils. D'ailleurs, je souhaitais accompagner sa mère Rita en salle d'accouchement, mais comme après des péripéties de péridurale nocturne, le travail semble interminable par rapport à la prise en charge; on ma refoulé fermement! Moi qui pensait assister comme pour porter au delà de la grossesse jusque là cet enfant, et sectionner le cordon.

 

Ce sera pour plus tard... Pas avec ma première fille Marie-Madeleine où on me mit devant le fait accompli, mais pour la petite dernière Victoria où avisé, j'avais bien informé de mes intentions. Pourquoi pensent-ils cela ?  Qu'on risque de sombrer d'un évanouissement à la vue d'une opération intrusive ; ou de libérer des miasmes microbiennes alors que toute vie durant, il y sera confronté ? Je penche plutôt pour une forme de discrimination contre machiste. N'ai-je pas eu à faire avec une "sage-femme"? En tout cas, j'ai ressenti un refoulement indicible : Interrogation sur le poids des traditions où cette forme de chamanisme est encore loin de portée de l'intelligence masculine... Bien au delà des nécessités hospitalières de la cadence des naissances ou de la prophylaxie qui se justifie just'à ce moment. S'il n'y prend garde, le père se retrouve dans le placard le plus éloigné du lieu de naissance !

 

Là j'ai compris que le premier rôle du père ; c'est à dire post-partum; est bien de s'imposer et d'affirmer sa volonté. Mais pour qui nous prend-on ? Des hommes des bois, des souillons, des incapables...

Ici, à part l'anesthésiste qui a été réveillé au milieu de la nuit, pour une souffrance qui durera plusieurs mois, il n'y aura eu que des femmes telles une horde de matrones... Plusieurs années après, j'aurai l'occasion de rencontrer les chefs de ce service de l'autre genre ; quand il s'agira d'étudier un "cas" pas banal.

 

Enfin on vient me chercher pour m'emmener avec une nouvelle boîte-berceau dans la chambre avec la mère déjà installée. Là la question qui se pose est la prise du sein et du fameux lactosérum. La mère est encore dans les "vapes". Une fois seul avec la mère remerciée et l'enfant intégré, nous nous souvenons du moment où cette nouvelle de naissance est arrivée, en son lieu, en sa conséquence : la parentalité ; son mystère, sa responsabilité.

Les enfants se portent bien à deux; en déplaise à ceux qui trouve des pseudo possibilités nouvelles pseudo modernes mais fondamentalement carencées...

 

Un ami de la famille arrive déjà [---] et j'apprends, influence vraisemblablement, que la mère a choisi un autre nom ! Charbel, qui est le prénom d'un saint très idolâtré dans son pays de naissance : le Liban. Mais en France, peu de gens connaissent l'existence même de ce prénom ! Du reste la mère a déjà un frère qui s'appelle de la sorte. Que faire ? Je propose Charbel-Raphaël en un éclair pour une première médiation inter parentale... Ce ne sera pas la dernière, je le crains...

 

Charbel-Raphaël : comme une impulsion pour l'avenir avec deux socles culturels, un double starting-block. Mais malheureusement, les évènements risquent de montrer que la trajectoire de la course en question sera celle de deux unijambistes à contre courant... Puisque ses parents ne peuvent s'accorder.

 

Dure parentalité lorsque l'éducation écarte plutôt que rapproche. Aujourd'hui, je ne peux quasiment plus rien faire avec ce fils et ses deux petites sœurs. Que peut-on dire à cette mère qui refuse que le père puisse traduire dans les faits ses propositions d'impulsions parentales ? Qui bloque toute conversation et tout lien ? Qui cache tous les éléments de la vie de ses enfants et de leur famille libanaise. Qui s'est perdue dans la calomnie et l'intrigue, a entraîné de nombreux tiers dans son maelström. Que peut-on faire pour libérer la culpabilité, le chagrin de celle qui se croyait sainte devant les saintes, pure, immaculée, intransigeante avec l'éthique et les valeurs de la "famille" aujourd'hui détruite... Que dirait sa mère qui a eu onze enfants ? Que dit son père, s'il est encore vivant, dont on n'arrive pas à savoir son état de santé ou d'agonie, bien compréhensible ; a qui elle a caché déjà tant de faits ; m'en sont témoins ses propres sœurs et ses propres frères ; et même certains de ces anciens "amis".  Combien s'interrogent encore, six ans après, sur le pourquoi d'un tel silence... Un abîme d'incompréhension. 

 

Que va-t-elle raconter quand ses enfants grandiront et lui demanderont des comptes ? Eux, ils n'ont pas droit au "chapitre" (concept fondamentalement discriminant) quand ils sont promis à une audition, c'est si rare ; quand il s'agit de savoir ce qu'ils souhaitent, ce qu'ils comprennent, ce qu'ils considèrent important ; leurs joies, leurs peines, leurs désirs, leurs capacités, leurs souhaits... leurs besoins fondamentaux : leurs études, leurs amis, leurs familles,... être avec leur père, leur grand-mère, leurs cousins... Mais ils n'ont pas ce droit. Pour eux, pas de convention internationale des droits de l'enfant. La maltraitance est diffuse mais bien réelle: elle marquera l'avenir de son sceau.

 

Que dira la Sainte Vierge éplorée de cette situation au moment du jugement auquel elle croit d'après ce qu'elle raconte ? Que jargonne-t-elle en prière ? L'appel à la mort comme par le passé emmitouflée d'une burka à la mode chrétienne ?

Est-ce là ce qui est écrit dans les Evangiles qui lui sont si chères ? Ses proches des organites proches de la pensée pseudo mariale ne lui rappellent-t-ils plus les valeurs fondamentales qu'elle a trahies ?

 

Je ne souhaite à personne de telles trahisons... de suppôt de Juda.

 

 

Extrait de pages rédigées en une nuit d'insomnie sans mes enfants depuis des semaines.

 

 

Pour qui s'interrogerait sur l'opportunité de:

- nommer ces enfants:

    - faut-il toujours sous prétexte de protection, ce que personne ne respecte par ailleurs, ne pas dénoncer les faits alors que les conséquences sont déjà visibles?

     - après tout , j'y suis bien pour quelque chose si ces enfantssont du monde des vivants!

     - leurs nom sont bien cités quand il s'agit de s'ssocier à des mouvements sans le consentement du père...

 

- nommer cette mère qui fut l'épouse:

     - mais bien sûr, car c'est bien à ce titre que l'apparente victimologie fut développée et que sont générés combien de soutiens mal placés... faut-il avoir honte?

     - la culture ambiante de l'anonymat, de la transparence dans l'irresponsabilité, qu'elle horreur!

 

- de poser une opinion sur des croyances:

     - bien assurément, si ces croyances apportent l'inverse de la finalité qu'elles seraient sensées apporter.

     - en précisant des modalités duement constatées.

     - en relevant toute la contradiction entre l'Etre et le Paraître, propice à une évolution favorable par une prise de conscience salutaire.

 

- reveler l'intime de moment clef d'un couple parental:

     - mais lorsqu'un divorce s'acharne sur un couple, qu'elle intimité est préservée? Au contraire, ce ne sont que des inquisitions, des attaques sur le fondement même de l'être: son identité. Identité détruite par tout l'arsenal institutionnel et toutes les calomnies qui brise comme un mirroir de maléfices par son opposition à la réalité vécue des valeurs choisies.

 

"Qui fait l'ange, fait la bête" dit l'adage.

 

Ainsi s'exprime une PATERNITE, que personne n'en doute, n'est pas une revendication de transexualité ou un concept dérivé de co-parentalité. Il s'agit d'affirmer que la seule MATERNITE n'est qu'une PARENTALITE BOÎTEUSE.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Publié par Nicolas Sègerie Réseau Colin Bagnard - dans REACTIONS
commenter cet article

commentaires

Articles Récents

Articles D'archives