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  • : Blog du Réseau Colin Bagnard pour les enfants du divorce
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  • : Le maintien des relations des enfants du divorce ou de la séparation, avec leurs deux parents séparés ou divorcés, leurs grand-parents, leurs deux familles... pour l'égalité parentale et une co-parentalité responsable.
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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 13:14

 Se posant la question de savoir s'il y aurait des arguments POUR le projet de « MARIAGE POUR TOUS »,  le Réseau Colin Bagnard avait annoncé une conférence-débat à Millery en région lyonnaise le 10 janvier 2013, organisé par le député Georges Fenech:

 

Mariage, adoption, ouverture à la création médicalement assitée aux couples de même sexe.

 

(NB : les éléments entre [] font état de passages de transcription de sens avoisinant à défaut d’exactitude difficile à capter sans enregistrement. RCB indique quelques commentaires du transcripteur du Réseau Colin Bagnard, pour la clarté ou le commentaire hors conférence).

 

[RCB : rappelons ici que Georges Fenech est ancien et toujours magistrat, donc de formation juridique, et spécialiste des mouvements sectaires, dont la connaissance familiarise avec les concepts éthiques].

 

Georges Fenech nous a accueilli dans la salle des fêtes de la mairie de Millery, comble, et a donné la parole successivement à des représentants variés de la société civile :

  • Son collègue le député de l’Ain, Xavier Breton, président de l’Entente parlementaire pour la famille, comptant quelques 212 députés ou sénateurs, dont le positionnement se veut hors des clivages politiques et au dessus du clivage de l’alternance des deux chambres du parlement, où le clivage même gauche-droite est dépassé.
  • Un juriste spécialisé en droit de la famille, l’avocat Maître Benoit de Boysson, du Barreau de Bourg en Bresse, auteur de « mariage et conjugalité ».
  • Un rabbin, (dont le nom m’a échappé), ancien président de l’Institut d’Etude de la Famille (informations à compléter).
  • Un prêtre, vicaire apostolique du diocèse de Lyon, le Père Bruno-Marie Duffé, ancien directeur de l’Institut des Sciences de la Famille (sous la tutelle de l’Université Catholique de Lyon), aumônier catholique du Centre Léon Bérard contre le cancer. 
  • Un représentant (son nom m'a échappé) de l’association « La marche pour l’enfant » (sauf erreur) qui appelle à manifester pour le dimanche 13 janvier à Paris.

 

Comme d’autres associations présentes, nous avons écouté les différents arguments concernant ce projet de loi dit « MARIAGE POUR TOUS », cependant, nous serions bien embêté pour restituer un seul argument en faveur de ce projet car aucune des personnes présentes ne s’est déclarée ouvertement POUR ce projet, malgré la recherche de spécimen par l’animateur. Ce qui peut rendre le caractère de débat artificiel comme l’a fait remarquer plus tard le rabbin au début de son exposé. Cependant la richesse et la profondeur des arguments nombreux CONTRE mérite d’être détaillées.

 

Pour l’animateur Georges Fenech, la ministre de la justice Christiane Taubira elle-même l’a bien dit : « Il s’agit d’un débat de civilisation » où les clivages gauche-droite ne sont pas établis comme pour Elisabeth Guigou (du parti socialiste et ancienne ministre de la justice) qui déclare "son inquiétude".

 

Pour le député, un tel débat de société appelle fondamentalement un référendum car ce n’est pas parce que le président de la République aurait été élu, avec une faible majorité, qu’il pourrait se passer de ce débat à restituer aux citoyens. Son collègue le député Xavier Breton remarque qu’il n’y a pas de débat public, comme ce fut le cas pour des consultations nationales sur d’autres sujets (l’école…), même si beaucoup débattent et si ce débat s’impose. Ce débat s’impose d’autant plus qu’au-delà de l’aspect juridique, existe l’aspect anthropologique puisqu’il entraîne la remise en cause de la nature de l’Homme. Qu’il existe plusieurs conceptions et représentations du mariage ; et que ce projet soulève un faisceau de problèmes complexes sur la procréation, les maladies de la fertilité, la filiation, l’adoption…

 

Le député Xavier Breton s’oppose à ce projet :

Opposition sur le plan du MARIAGE : qui doit être fondé sur l’ALTERITE SEXUELLE alors que l’argument appelant le concept de DISCRIMINATION en est une remise en cause qui s’échafaude sur la THEORIE DU GENRE, qui est une idéologie où tous les couples sont équivalents : Homme + Femme = Homme + Homme = Femme + Femme où il existerait une discrimination telle que celle existant dans le travail dans la rémunération selon qu’on est Homme ou Femme.

 

Opposition sur le plan de la FILIATION : un enfant peut-il dire « Papa » à deux hommes ? «Maman » à deux femmes ? Puisque dès qu’il y a mariage, il y a possibilité d’adoption, introduit dès le premier texte de loi sur le mariage.

 

Or la FILIATION repose sur trois piliers :

1. le pilier CORPOREL, en effet c’est la grossesse et l’accouchement.

2. le pilier EDUCATIF – AFFECTIF (accompagnement)

3. le pilier JURIDIQUE-SOCIAL (statut du mariage, concubinage, PACS, adoption).

 

Parfois, les aléas de la vie font qu’il manque un des piliers que l’on essaye de réparer : exemple de l’ACCOUCHEMENT sous X, l’ADOPTION PLENIERE pour le pilier CORPOREL ; la soustraction par les services sociaux en cas de MALTRAITANCE ou de CARENCE pour le pilier éducatif.

 

« mais la parenté, ce n’est pas seulement aimer l’enfant ! »

 

Georges Fenech remarque qu’il est un fait d’ors et déjà établi qu’il existe L’HOMOSEXUALITE et des unions qui ne sont pas à contester. Ce qui est grave est la FALSIFICATION SUR LA PROCREATION pour une idéologie « égalitaire ». Ici, la société créé les conditions en retour d’une véritable discrimination.

 

On pourrait aussi évoquer le PRINCIPE DE PRECAUTION alors que d’une courte majorité, le président Hollande ne peut clamer l’unanimité sur ce projet. Dans les livrets de famille disparaîtront les mentions « père » et « mère » ou « époux » et « épouse » remplacées par « parent 1 », « parent 2 » (cf. "Mariage pour tous" entre parent "pair" et parent "impair" ).

 

Or le mot « père » ou « mère » apparait 156 fois dans le code civil alors qu’il est le fruit de longues années de construction législative. Sur ce plan législatif, on pourrait envisager d’améliorer le PACS ou de créer une « ALLIANCE CIVILE » alors qu’ici il s’agit d’une falsification de la création, ce qui est très grave.

 

L’avocat Maître Benoit de Boysson se dit opposé d’emblée à ce projet brutal et bâclé. Il ne se contentera de ne parler que d’aspect juridique désignant tout de même les 900 pages d’un manuel de droit de la famille.

 

Il rappelle l’étymologie double du mot « mariage » : MAS-MARI, désignant « le mal » et MAR, désignant « la mère » ; c'est-à-dire sous-entendu l’ACTE par lequel l’enfant vient à naître.

 

(RCB : dans notre contexte, cela rappelle combien l’acte est fondamental, ce qui n’est pas le cas dans certaines pratiques PMA ou GMA dont les lesbiennes conviendront qu’elles sont bien obligées d’avoir recours, si elles ne les pratiquent pas elles-mêmes, à des manipulations ne remettant pas en cause cet aspect corporel fondamental qui pourtant disparait dans le projet de loi). (PMA = Procréation Médicalement Assistée, pour les femmes ; GMA = Gestation Médicalement Assistée pour les hommes ; si je ne fais pas d’inversion).

 

Le mot « mariage » implique aussi « famille » au sens aspect public, que l’on constate par exemple dans le cas de divorce.

 

Un autre argument apparait devant la submersion apparente [du phénomène de vague du mariage homosexuel] comme si à l’échelle internationale (qui ne représente à ce jour que 6% des états, argument que le rabbin présent considère comme futile tant il est transitoire voire manipulateur) la loi serait fatalement suivie ensuite en Europe, [argument qui apparait contradictoire à l’esprit des démocraties].

 

Le juriste explique qu’en Belgique, malgré l’accord sur le mariage de ne pas aller plus loin, c'est-à-dire pour l’adoption, le lendemain même, fusaient déjà les demandes ; l’ADOPTION étant inhérente au MARIAGE. Ces unions ne regardent pas seulement l’affaire privée du couple, mais la société.

 

Un argument de poids proféré par les tenants du projet est l’existence de l’AMOUR. Or ce n’est pas le cas d’un pont de vue juridique où le mariage ne constitue pas une consécration de l’amour. D’ailleurs aux affaires familiales, il n’a jamais été possible pour un époux ou une épouse de faire grief « qu’il ou elle ne m’a pas assez aimé ! » 

(RCB : rappelons que le divorce pour faute n’a plus d’existence, lui, dans la loi française).

 

Il est souvent fait référence au cas de la Grèce antique, mais historiquement, d’abord l’homosexualité était réservée aux hommes, à part une certaine prêtresse de l’île de Lesbos (qui donne leur nom aux lesbiennes). Et ce sont des hommes mûrs qui agissaient avec des hommes jeunes [ce qui serait aujourd’hui plus proche de la pédophilie, étant donné le statut de l’âge des « adolescents » à l’époque]. Nous sommes loin de l’égalité.

 

Juridiquement, l’égalité n’autorise pas tout, elle permet l’égalité de traitement, mais ici il n’y a pas équivalence [entre homosexualité et hétérosexualité pour le mariage]. La CEDH (Convention Européenne des Droits de l’Homme) ou la Cour de Cassation ont tranché : il n’y a pas d’obligation [aux états] pour ouvrir un mariage aux gens de même sexe.

 

Ce mariage est une condition, non seulement de [constituer un] couple, mais de [constituer une] famille ; et l’Amour n’est pas une condition du mariage. Le sentiment n’est pas seul justifiable à faire appel au mariage. En effet, il consacrerait l’union d’un père qui aimerait sa fille ou sa sœur (interdit universel de l’inceste). Ainsi, à partir du moment où le mariage n’est plus une notion anthropologique, il y a péril !

 

Le mariage au plan symbolique est un signifiant de l’hétérosexualité, qui bien compris empêchera l’homosexualité. Le PACS avait été un modèle limité, le modèle principal résidait en l’hétérosexualité ; le cas de l’homosexualité étant un modèle accessoire [contrairement au modèle proposé où les divers cas sont réputés équivalents].

 

Georges Fenech exprime que les 6% des états qui autorisent le mariage homosexuel sont confrontés automatiquement à l’adoption. En France, pour 20000 demandes, 3000 enfants sont adoptés chaque année. Ce projet fait craindre à l’avenir le refus des autres états d’envisager l’adoption pour des partenaires vivant en France de peur d’une adoption permettant des formes d’enlèvements d’enfants à l’international.

 

Le rabbin, président d’un centre d’étude de la famille exprime sa désapprobation (déjà mentionnée) sur le fait que pour qu’il y ait débat, il faut que les tenants de l’opposition (les POUR ici) puissent eux-mêmes exprimer leur position et leurs arguments. Elément auquel Georges Fenech répondra plus tard que tout le monde est invité et cherchera dans l’assistance les personnes qui auraient cette position pour leur permettre de s’exprimer ouvertement, en vain.

 

Le rabbin exprime aussi sa désapprobation au sujet du PRINCIPE DE PRECAUTION car, dit-il, il serait impossible à une société d’avancer vers le PROGRES si l’on ne prenait jamais le risque d’avancer. Nombreux sont les exemples :

- le PACS que beaucoup refusait admis aujourd’hui ;

- l’abolition de la peine de mort, totalement rejetée avant de Robert Badinter la fasse passer ; - la place des femmes dans la société, incontestable aujourd’hui même s'il y a des progrès encore à faire ;

- l’homosexualité était encore interdite juridiquement parlant il y a 30 ans seulement !

- aujourd’hui c’est l’homophobie qui est devenue un délit.

 

L’arguments du principe de précaution n’est pas suffisant pour rejeter le projet en question. Dans la Torah, ne considère pas forcément que si c’est un problème d’évolution de société, « Il n’est pas bon que l’homme soit seul » et appelle la création du couple. Sans doute le caractère masculin n’est pas abouti, tourne autour de lui-même, et qu’il existe quelque chose d’appauvrissant dans le fait d’être seul. Comme dans une intervention d’un animateur que l’on connait pour être compétent, il faut une aide, une assistance, une « opposition », une « correspondance » pour créer les conditions d’un surpassement. C’est le mariage : opposition de sexe, de sensibilité, [de fonction]… On n’a jamais dit que ce serait facile !

 

Le mariage est la capacité de surmonter le monde par le dépassement. C’est bien autre chose que simplement accomplir un désir ; il s’agit d’une solution pour faire grandir l’ESPECE HUMAINE. Dans la Torah, « mâle et femelle » sont intrinsèque du couple ADAM.

 

La dimension humaine ne se retrouve que dans cette opposition mâle et femelle. Le rabbin donne l’exemple des animaux qui ne s’accouplent face à face que dans trois cas : l’Homme, le Poisson, et le Serpent, tous trois ayant en commun d’avoir été interpelés par DIEU (cas de la baleine pour Jonas, et du serpent du jardin d’Eden). Anecdotiquement ; il y aurait en plus le chameau pour des raisons dont on peut imaginer tenir plus de la physiologie. Par conséquent l’HUMAIN s’accouple face à face contrairement à l’ACTE SEXUEL animal en général, avec toute la dimension de la liberté et du consentement mutuel sans domination. Par ce vis-à-vis, il existe donc une possibilité de grandir par l’insoumission et dans l’esprit critique. Là est l’égalité.

 

Dans le couple, il y a trois entités : l’Homme, la Femme, et la Dimension verticale.

Ce n’est pas par hasard si la procréation se fait comme ça.

Ce n’est pas par hasard qu’il soit si difficile à la médecine de réparer l’infertilité.

 

Dans la Torah, « ISHA est la Femme car elle vient de l’Homme ». Fondamentalement, la Femme, c’est l’os de mes os, la chair de ma chair. (Le rabbin fait remarquer qu’on ne parle pas ici au niveau de la couture alors que tout ce passe à ce niveau là.) La filiation vient de cette FUSION « ADAM » = UNITE. A ce titre les problèmes de l’homosexualité (proscrite par la Torah) viennent du fait du but de ne faire qu’un qui n’est pas recherché dans ce cas.

 

La Torah précise : « Il s’attachera à sa Femme » (c'est-à-dire pas par l’adultère) à comprendre dans leurs conséquences sociales. En Résumé, le couple est le dépassement de deux solitudes avec une dimension de projet spirituel. Le problème de l’homosexualité découle d’une perte de réalité du mariage hétérosexuel.

 

Pour le rabbin, le mariage homosexuel est UNE ERREUR.

 

Confier un enfant à un tel couple homosexuel est même un CRIME POUR L’HUMANITE.

 

Si dans le couple hétérosexuel, il y avait ce dépassement de soi, il n’y aurait pas ce problème et ce projet.

 

Georges Fenech fait remarquer que dans l’histoire de l’Humanité, pour répondre à la question du principe de précaution vers le futur, il peut exister des lois régressives au progrès : le cas du rétablissement de l’esclavage par Napoléon, ou les lois (anti)juives pendant la Deuxièmes Guerre Mondiale.

 

Le Vicaire épiscopal, le Père Bruno-Marie Duffé exprime la position de l’Eglise catholique en restituant par des extraits un texte élaboré à la Conférence des Evêques de France par six évêques et des théologiens publié en septembre 2012 (link).

 

Il dit que si l’autorité dans l’Eglise s’est exprimée, il constate aussi que les catholiques prennent beaucoup de précautions, tel l’association David et Jonathan (homosexuels dans une recherche spirituelle link), qui demandent la protection juridique et la reconnaissance.

 

Le vicaire constate aussi que sur ce débat, il n’y a pas de position définie selon l’appartenance religieuse ou selon l’appartenance politique, gauche ou droite. Que ce débat constitue une ouverture pour le débat du MARIAGE en général. Finalement, c’est alors qu’il y a peu de mariage par rapport au nombre de couple que ce débat a lieu.

 

Sur le mariage homosexuel, les références viennent aussi de la Bible, commune sur ce point avec la Torah par le livre de la Genèse. Que le mariage catholique est consenti devant la société avec le maire et les témoins.

 

Le vicaire épiscopal, ancien directeur de l’Institut des Sciences de la Famille, exprime l’opposition au « mariage pour tous » par trois arguments essentiels :

1. L’ouverture du mariage homosexuel en vertu d’une discrimination est innaceptable car le couple (catholique) reçoit l’Amour de DIEU avec pour mission de PROCREER.

2. La suppression du mariage (INSTITUTION) pour le remplacer par un CONTRAT entre deux personnes (quelque soit leur sexe) change totalement la nature du mariage.

3. La mariage est un lien fondamental à la FONDATION D’UNE FAMILLE (et ceci par le corps à corps).

 

Les conditions du mariage varient selon les représentations (civil ou catholique), avec l’assistance mutuelle, la responsabilité parentale ; mais chacun remarque que les formes du mariage civil sont bien trop courtes au plan symbolique et ne rappellent pas suffisamment ce que signifie l’engagement.

 

Les chrétiens croyent en un DIEU d’Amour qui donne la VIE, manifesté par l’ALTERITE SEXUELLE, une incitation pour l’Homme et la Femme de s’allier.

Le mariage est une ALLIANCE.

 

Mais que d’autres modèles sont respectables, par exemple sur le plan de la fécondité, de même que le respect des choix de mode de vie va de soi. La reconnaissance de l’homosexualité est un processus complexe, fait appel aux notions de reconnaissance d’un égalitarisme là où il y a dominance par un autre modèle (l’hétérosexualité) ; mais les parcours individuels sont aussi souvent des démarches spirituelles.


La théorie du genre (GENDER link) est indéfendable pour l’Eglise catholique qui ne reconnait dans le mariage que le concept d’ALTERITE. Le mariage est une institution ce qui est fondamentalement différent d’un contrat où au plan symbolique il n’y a pas d’obligation, pas de lien d’alliance, et peut être révoqué, et de plus unilatéralement.

 

Sur la question des enfants, il est impossible de vouloir un enfant pour soi (DROIT A L’ENFANT), mais que le mariage engage la VIE de l’enfant (DROIT DE L’ENFANT) ?

Où l’enfant est une PROMESSE, pas un PRODUIT.

Après cela on comprendra que les gens qui sont infertiles cherchent à réparer, mais ce n’est pas même chose.

 

Dans les conventions internationales existe des droits fondamentaux pour un enfant :

- avoir des parents

- être élevé par ses parents

- laissons de côté que le lien de conjugalité est présumé être un lien de paternité.

 

Ce n’est pas parce que telle association est présentée comme représentative des homosexuels qu’il ne faut pas faire attention à la dimension symbolique, c'est-à-dire au regard des autres. Vivre à deux se fait dans une société où il y a un BIEN COMMUN, c'est-à-dire qui engage les GENERATIONS FUTURES, pour l’instant sans personnalité juridique, mais un DEVOIR pour tous.

 

Qu’un père puisse dire « Mon fils ! », et un fils, « Mon père ! ».

 

Maître de Boysson précisera que le mariage religieux en Italie implique celui du civil. Il lui sera répondu que c’est un autre contexte que la laïcité à la française.

 

Puis Georges Fenech propose à la salle d’intervenir. Je m’exprime comme représentant du Réseau Colin Bagnard, association qui a pour finalité le maintien du lien des enfants avec leurs deux parents dans les familles séparées, divorcées. Je fais la remarque que devant tant d’arguments d’ordre juridique, spirituel ou sociétaux contre ce projet, il y en a encore un autre qui a lui seul nous parait à nous, les parents séparés de nos enfants, suffisant pour s’opposer au « mariage pour tous ». En effet, il est déjà souvent difficile pour les parents qui n’ont pas la résidence principale de leurs enfants de maintenir le lien par l’application des lois existantes; ce serait particulièrement plus compliqué avec l’avènement de nouveaux modèles de mariage. Dans ces cas, qui existent déjà dans les faits, les pères, le plus souvent, ou les mères concernées, disparaitront purement et simplement définitivement de la vie de leurs enfants.

 

A ce titre, malgré la Conventions Internationale des Droits de l’Enfant, ou l’équivalent au niveau européen, il y a encore beaucoup à faire pour l’application dans les lois nationales, voir dans les cas d’enlèvements internationaux.

 

Le député Xavier Breton, président de l’Entente Parlementaire pour la Famille explique qu’il y a des évolutions prévues concernant la résidence alternée, il est proposé que les enfants restent dans un même logement alors que ce sont les parents qui alternent [remarque supplémentaire RCB : il parle d’un modèle expérimenté au Pays bas ou au Canada et où les questions économiques et ne peut qu’être marginal].

 

Il mentionne aussi la réflexion du concept de PLURIPARENTALITE (RCB : ce qui n’est pas en mesure de nous rassurer, bien au contraire, mais ce n’est pas exactement le débat de ce soir, quoique puisqu’il est admis une notion élargie de la famille, avec divers TIERS, pourquoi ne pas aller jusque là en fondant le parent, père ou mère, dans une parentalité collégiale ; cela ne va rien arranger puisque déjà un projet de loi sur les tiers avait abouti à un rejet massif!).

 

Certains auditeurs comprennent avec un frisson la situation dans laquelle ce projet nous met.

 

Une jeune femme fait la réflexion qu’il en est de même pour le « mariage pour tous » comme pour le débat « sur l’école » puisque c’est par les enfants que la PROPAGANDE se diffuse et comme le confirme le député Xavier Breton, ce sont les mots mêmes « par la jeunesse… » qui introduisent la lettre diffusée dans les académies par le ministre de l’Education nationale ().

 

Cette femme avec une certaine pugnacité interpelle toutes les personnes présentes pour se mobiliser… et y réussi.

 

Une autre personne dans la salle fait remarquer au sujet de l’une de ces associations GLBT, on voit ce que signifie G =Gay ; L = lesbienne ; mais qu’en sera-t-il pour le mariage des B = Bi, et T = Trans ? Créant un vague sentiment d’emballement dans l’assistance pour ce débat. [---]

 

Le Père Duffé rappelle le Cardinal Barbarin lorsqu’il avait évoqué la question de la pluri-sexualité alors qu’il était interrogé par un media ; qu’en effet, si le mariage se basait avec ce projet de loi sur le concept d’Amour exclusivement, sans dimension anthropologique, on pourrait envisager cette possibilité comme probable.

 

Georges Fenech demande aux deux religieux ce qu’il ferait s’ils étaient amenés à marier deux homosexuels ?

Le Père Bruno-Marie Duffé explique qu’il existe trois possibilités au sein de l’Eglise pour la reconnaissance de certaines relations sous forme de « temps de prière » (qui n’a rien à voir avec un sacrement indissoluble) ou tel « l’échange de consentement avec un autre » DEVANT LA COMMUNAUTE DES CROYANTS mais qui ne font pas appel à un registre.

 

Le Père Duffé revendique le fait que justement, si les juridictions délivrant un mariage civil ou religieux sont séparées, cela lui permet d’être libre (de refuser).

(Pour en savoir plus sur la position de l’Eglise catholique, consulter le texte du Conseil Famille et Société: link).

 

Quant au Rabbin, pour qui la question semble tellement saugrenue, si tel était le cas une première fois, la communauté devant laquelle se déroulerait la cérémonie serait tellement hilarante que cela dissuaderait l’existence d’une deuxième fois… Hilarité communicative.

(pour en savoir plus sur la position juive, lire le texte du Grand Rabbin de France Gilles Bernheim : link).

 

Un jeune homme (il y en avait) exprime le point de vue de sa génération, réellement intéressée quoi qu’on le suppose, à ce sujet et se sent impliqué.

 

Enfin, si je n’oublie personne (n’entendant pas toujours facilement), un homme déclenche le rire général en rappelant que Madame la ministre Cécile Duflot, d’Europe Ecologie Les Verts, écologiste, toujours prompte en prévention contre toute manipulation génétique sur toutes sortes de maïs ou autre et contre les OGM, porte l’étendard pour les manipulations génétiques humaines.

 

 

Voilà cette restitution faite avec autant de détails que possible. Si des éléments venaient à être erronés ou pour compléter ceux manquant, merci de le signaler en commentaire ci-dessous.

 

Merci pour vos propres commentaires et arguments. En particulier si vous ne partagez pas les points de vue déjà présentés.


 

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Publié par Nicolas Sègerie Réseau Colin Bagnard - dans REFORME FAMILLE
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