Le maintien des relations des enfants du divorce ou de la séparation, avec leurs deux parents séparés ou divorcés, leurs grand-parents, leurs deux familles... pour l'égalité parentale et une co-parentalité responsable.
Compte-rendu de François Cieselski reçu avec Sébastien Ledoux et Philippe Veysset par une représentation des député(e)s du groupe socialiste de l'Assemblée Nationale:
[NB: les mots ou lettres en gras, en couleur ou entre crochets [---] sont du fait de RCB]
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Quelles conclusions tirées de la « réception » du Collectif de la Grue Jaune pour l’égalité parentale par le groupe de travail famille/justice du parti socialiste à l’assemblée nationale ce mardi 8 octobre 2013 ?
Tout d’abord une reconnaissance de la lutte que mènent des hommes et des femmes pour le respect du droit de l’enfant à ses 2 parents.
Au-delà de ce constat, rien de probant n’apparaît concernant la prise en compte de nos 8 propositions (cf. notre document remis et que chacun peut consulter en toute transparence) par les parlementaires P.S. [Nous étions bien fermes sur le fait que les démarches doivent être faites de manière totalement apolitique, c'est à dire pluraliste, le PS n'étant qu'une partie de la représentation du Parlement; mais est-ce trop demander?]
D’abord, elles étaient peu nombreuses : 3, auxquelles il faut ajouter 7 ou 8 autres parlementaires représenté- e-s par leurs assistant-e-s. (cf. notre communiqué).
Ensuite l’échange s’est fait autour d’un « questions/réponses » dont le questionnement essentiel était : « Faut-il pénaliser les parents qui ne paient pas la pension alimentaire et ceux qui n’assument pas leur droit de visite » [c'est déjà le cas, non?], « l’importance de la médiation/conciliation » (mais sans vouloir comprendre qu’elle est inopérante dans les cas d’emprise parentale…).
Questions qui méritent réflexion bien-sûr, mais qui ont aussi permis à ces députées de ne pas se positionner sur nos propositions. Tout du moins pas pour le moment, puisqu’il semble selon le propos qui nous a été tenu qu’une loi sur la famille y répondant au moins pour partie sera discutée et soumise au vote après les élections municipales du printemps prochain. [voilà l'information cruciale = chantage politique: vous nous soutenez et on vous recompensera après les municipales - - - cela fait combien de campagnes qu'on nous fait le coup, droite et gauche confondues?!] Aussi il nous a été dit que l’intégration du fameux « amendement 108 » dans la loi cadre sur l’égalité « hommes-femmes » n’avait pas lieu d’être à ce moment là.
Pourquoi ce qui n’est pas à l’ordre du jour dans cette loi, le deviendrait dans un autre projet de loi quelques mois plus tard ?
Cela doit être de l’ordre de la tactique politicienne de confrontation entre partis politiques. Le parti socialiste n’étant pas à l’initiative de cet amendement, ne veut il pas s’abaisser à le voter ou à l’améliorer, de peur que d’autres en tire profit ? Et parmi ces autres, n’y a t il pas y a ceux qui feront tout pour faire capoter la prochaine loi sur la famille car il y aura alors des points inacceptables pour eux (la parentalité des couples homosexuels par exemple). Bref on est loin de l’expression : « Il faut privilégier l’intérêt de l’enfant » qu’on ne manque pas par ailleurs de nous ressortir lorsque cela arrange… (notion complètement subjective et non significative « en droit »).
D’autres réunions sont prévues nous ont dit nos interlocutrices, mais quand ?
Dans ce contexte, il y a lieu de réfléchir sur les choix tactiques de notre orientation stratégique en faveur de la résidence égalitaire et l’égalité parentale.
Il faut tenir compte que les différentes actions médiatiques ont énormément servi cette cause, mais les revers que pourraient signifier par exemple une condamnation d’un parent escaladeur nous affaiblira auprès de l’opinion publique.
Par ailleurs l’exacerbation pourrait surgir dans nos rangs vu le peu de résultat concret [sic surtout par la méthode consistant à cibler la demande].
Cela risquerait d’engendrer des comportements hostiles envers les femmes ou d’autres [c'est qui ces "autres"?], même s’ils n’auraient pas lieu d’être. Le gain politique serait alors pour cet individu (pj) qui depuis février a théorisé : « ceux qui grimpent sont des masculinistes anti féministes… » et qui ayant ainsi livré ses conclusions avant l’histoire s’évertue d’en écrire le scénario devant y aboutir avec l’aide d’appuis se déclarant anarchisants et en multipliant les provocations (blogs, attaques, dépôts de plaintes).[faut-il encore lui faire une aubade?]
Tout cela, notamment afin de susciter une réaction brutale ou inadéquate dans nos rangs. Ce que peuvent faire d’ailleurs certains heureusement très minoritaires qui sont ouvertement sexistes ou homophobes (dont le collectif se dédouanera systématiquement)… Bref PJ s’est lancé dans une opération de manipulation de l’opinion qui enrôle déjà de jeunes hommes et femmes en mal de révolte et de discernement. (Voir ce qui s’est passé à Grenoble).
Il nous faut donc trouver la/les recettes pour durer et continuer à marquer des points.
Ainsi, plusieurs se sont lancés dans l’interpellation des députés socialistes [cet absence de saisine non pluraliste est maintenant à considérer comme une faute!] pour solliciter leur vote favorable début décembre à l’assemblée nationale. Est- il judicieux d’appeler en plus à une manifestation devant l’assemblée à ce moment là ?
Faut il rajouter au menu l’interpellation a minima des prochains candidats et candidates à l’élection municipale sur nos propositions les plus perceptibles de leur part, par exemple : égalité parentale = résidence égalitaire ; conflit parental = médiation/conciliation avec obligation de résultats ou encore c’est de maisons de la coparentalité municipale dont nous avons besoin, pas d’avocats…[la question des sujets abordés apr les campagnes municipales nous bottent en touche illico! Regardons déjà ce sui se passe pour le débat du rythme scolaire!]
A maxima, des candidat-e-s se réclamant de l’égalité parentale pourraient même ainsi se présenter, à défaut d’être élu-e-s, ils-elles médiatiseraient davantage notre engagement pour faire reconnaître le droit de l’enfant à ses 2 parents et contrecarreraient sur le terrain des propagandistes tel que Jacqueline Phelip... [voilà une idée qui fait son chemin, nous ne seront mieux servis que par nous mêmes!]
Ces recettes, ou d’autres peuvent se mener en concertation avec toutes les associations, tous les individus qui le souhaitent, se coordonnant dans leur réflexion et étant décideurs- décideuses sur leurs territoires sans qu’il soit besoin pour cela de créer une association du genre de la Grue Jaune par exemple dont l’engagement d’un premier dépôt de statut devait paraît il garantir sa présence au groupe inter-ministériel. [Le collectif a le mérite d'exister et les membres de sa délégation ne saurait critiquer cet état de fait au protexte que les statuts déposés sont encore associatifs et non fédératifs ( à élargir tels les grimpeurs et grimpeuses et autres personnes mobilisées), ils le devriendront si on s'en occupe adroitement et si on se réunit le 16 novembre au Sénat pour en convenir à l'Assemblée Générale déjà en cours d'organisation dans un lieu symbolique de la République, et dans un lieu qui a accepté le principe de la Résidence Alternée dès la séparation par son amendement 108c auquel il nous faut répondre - - -]
Merci néanmoins à François pour avoir pris le temps de ce compte rendu rendant compte des difficultés (que j'identifie comme structurelles) qui nous permet d'avancer en identifiant mieux les obstacles. L'information essentielle qui ressort par cette information est que nos préoccupations sont reportées aux calendes grecques... "après les municipales"... mais déjà François nous suggère l'idée qui risque de s'imposer de candidatures multiples obligeant les ténors à nous écouter !
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