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  • : Blog du Réseau Colin Bagnard pour les enfants du divorce
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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 01:55

Suite au documentaire d'ARTE – TV mercredi, 10 novembre 2010 à 22:30

http://www.arte.tv/fr/programmes/242,dayPeriod=evening.html#anchor_3481120

Pères perdus (SWR - Allemagne, 2008, 52mn)

Réalisateur: Douglas Wolfsperger Filmproduktion         SWR © Douglas Wolfsperger

 

Le témoignage poignant de quatre pères privés de leurs enfants suite à un divorce, phénomène douloureux encore largement ignoré.

Incompréhension, sentiment d'injustice, impuissance face à la justice... Venus d'horizons très différents, les pères divorcés qui témoignent ici, tous empêchés de voir leurs enfants par leur femme pour qui tous les moyens sont bons, même l'accusation d'abus sexuels, tentent malgré tout de garder contact avec eux.

 

 

 

ANALYSE DE RCB :

Pères perdus, mais pas peine perdue !



Ce documentaire qui se situe à Karlsruhe présente quatre cas allemands de pères séparés depuis longtemps d’avec leurs enfants. Mais ce qui ressort de ce reportage est la totale similitude de ce qui se passe en France et dans d’autres contrées de la vielle Europe ou d’ailleurs.

 

Un père concerné par la surprise de la séparation brutale constate que « c’est un phénomène de société » dont il n’avait pas conscience avant la séparation ! C’est une véritable discrimination : plus considéré que comme géniteur ; seulement utile pour une saillie ! »

 

« On sait que génétiquement et affectivement, l’enfant vient de la moitié de son père de la moitié de sa mère ; or en cas de divorce, il est privé de la moitié de son identité, en général de celle qui vient du père »

 

Un père témoigne que son divorce est intervenu quand sa deuxième fille était à peine âgée de un an. Sa femme avait arrêté la pilule de peur de ne pas avoir d’enfant, sans lui dire, et une autre fille est venue.

 

Un enseignant, affairé à couper du bois, certainement pour se calmer, déclare avoir tout fait pour éviter la séparation du fait du jeune âge de sa fille de un an. Là la mère voulait être libre, enseignante aussi…

 

Un jeune père exprime ce que lui a dit sa femme un soir, quand il rentrait du travail : « Je ne sais pas si je t’aime encore ? » et lui demande de partir quelques jours lui laissant son enfant ! Et les engagements alors ? Une femme serait selon ce père plus « compliquée, capable de penser une chose et de dire l’inverse ».

 

Une autre mère : « Donne-moi 10 000 Marks si tu veux revoir ta fille ! » avec le sentiment que quoi que fasse ce père, les jugements et les « services de la jeunesse » de Karlsruhe seraient toujours en faveur de ce que veut la mère.

 

Ce père qui reçoit un jugement pour voir sa fille dans un « service à la jeunesse », se voit confirmer de voir sa fille comme depuis deux ans, alors qu’il ne la voit plus puisqu’on ne la lui présente plus !

 

Un père se demande comment ce qui se passe autour des séparations peut se passer dans une démocratie ?! Il a le sentiment d’être tenu pour « pire qu’un délinquant » que l’on insulte pour faire réagir pour que l’on évoque ensuite son incapacité à s’occuper de son enfant. Ce père est policier, formé pour garder son sang froid et son calme, heureusement… Mais combien tombent dans ce piège ?

 

Le père qui se morfond à l’idée que son enfant pense qu’il s’est détourné d’elle !

 

L’un des pères a passé douze ans sans voir sa fille, ne sait plus à quoi elle ressemble, pas même une photo ! Il apprend en tombant sur un rapport de stage qu’il a côtoyé pendant trois mois sa fille devenue étudiante stagiaire sans le savoir dans l’établissement où il travaille… en reconnaissant son prénom particulier certainement donné avec amour !

« Ma fille n’est plus qu’un numéro de compte bancaire ! »

 

Un père de trois ans sans voir sa fille déplore : « Je ne connais même plus son jouet préféré ou s’il aime l’école… et si elle pense encore à moi ??? »

 

Le policier au sujet de la mère : « …Elle avait pourtant tout ce qu’il faut à la maison… »

 

Pour tous, sentiment d’isolement… Quand on voit à l’écran deux pères dont l’un d’une association de Karlsruhe : « Tout seul, on se casse les dents … Mieux vaut ne pas demander la « garde » (traduction ici de la résidence principale), mais le droit de visite et d’hébergement tant les services sont orientés dans le sens de ce que veut la mère »

 

Dans un appartement assez vide, un père affiche un seul cadre : son enfant.

 

Le père qui publie pour l’association affiche sur un site Internet une photo de lui avec sa fille est celle-ci n’apparaît qu’en creux, laissant découpée le blanc du papier. Ce qu’il ne dit pas, c’est qu’il existe probablement aussi en Allemagne des possibilités pour se faire taper sur les doigts pour « exposer » sa fille dans ses bras !

 

Un père qui n’a pas vu sa fille depuis longtemps fait une requête ; enfin sa fille se manifeste : c’est une lettre que le père tient fébrilement où elle a écrit de son écriture enfantine : « J’ai dis au tribunal que je ne t’aime pas, que je ne veux pas te voir ! … » Le père encore choqué ! « C’est comme un couteau dans le coeur ! » Et nous avec lui… de ne pas s’étonner qu’ « On se sert de sa fille comme d’une arme ».

 

Un autre explique : « un matin des policier sont venus frapper à ma porte ; selon eux, ma belle mère m’avais accusé d’abus sexuel sur ma fille !... Menottes, empreintes digitales, salives… comme un criminel ! » Un juge reviendra sur « ces soupçons » cela bien après, sur témoignages de proches pour ce cas, et ceux de la fillette non compatibles avec les faits dénoncés. Le juge considérant que les personnes de l’entourage de la mère cherchent à tout faire pour empêcher une relation normale de ce père avec sa fille. Mais le mal est fait… Pas de mention de condamnation de cette partie ? Cela nous rappelle tant de choses. Les mères ont-elles le droit de tout vouloir et de tout faire en toute impunité ? Ou y-a-t-il autre chose de plus trouble ? Un tabou en somme ?

 

Je crois bien qu’il s’agit de ce père qui ne voit plus sa fille depuis longtemps… qui se voit enfin octroyé un droit de visite « sous surveillance » dans un établissement des services de la jeunesse. Trois visites ont été programmées : la première deux heures, s’est mal passée ; la deuxième plus qu’une heure ; idem ; la troisième pour ainsi dire, ne s’est pas passée. Depuis, il ne voit plus sa fille. C’est comme cela que cela se passe souvent dans les « lieux neutres-médiatisés » : pour celui qui le vit tout semble organisé pour détruire le peu de relation qui pouvait exister… C’est le sentiment lourd de nombreuses personnes, hommes ou femmes, qui ont été confrontées à ce type de visite « sous surveillance ». On peut se poser légitimement la question de savoir si les quelques cas pour qui cela a fonctionné, s'ils ne servent pas de prétexte à des séparations abusives et non fondées, particulièrement sur le plan psychologique.

 

 

 

Le sentiment domainant est que les mères comme les services sociaux sont persuadés qu’il vaut mieux que le père ne voit plus ses enfants ! Pourquoi ? Le traumatisme de l’échec du couple, la peur de l’instabilité (pourtant entretenue), la non nécessité du « père géniteur » (cela me choque à l’écrire) puisqu’il a été remplacé par un « père de substitution » … Je rajouterai la vengeance, la méchanceté, la stupidité car comme l’explique une professionnelle dans le reportage, « tôt ou tard, les enfants voudront savoir qui est leur père, il entreprend des recherches et alors d’autres problèmes vont se produire… » Il faut un événement marquant, comme un décès ou une naissance…

 

« Et si le décès, c’est toi ? » Demande le journaliste ?

Le père : « Je ne suis pas sûr qu’elle se déplacerait ?! »

 

« Pour se rapprocher de son enfants, un père est capable de faire n’importe quoi ! » Et on voit un père au milieu d’enfants dans une école ou une place publique, errant dans les couloirs… Il faut l’avoir vécu pour le comprendre ! Se retourner en entendant « Papa ! » ou un rire d’enfant dans la rue à tout bout de champs.

 

« Qu’est-ce que je vais dire à ma fille si elle me reproche de ne pas avoir été là, alors que j’ai tout fait pour cela ? » Voilà l’angoisse de nombreux pères.

 

Quelques statistiques en Allemagne :

Chaque année, se sont 230 000 enfants qui sont touchés par la séparation ou le divorce.

9 sur 10 se retrouvent avec leur mère.

Au bout d’une unique année, déjà 40% perdent le contact avec leur père.

 

Tous ces témoignages d’allemands sont vraiment illustratifs et conformes comme fléau social à ce que nous voyons, lisons et à ce qu’on nous rapporte quotidiennement ici en France ou ailleurs.



En ce 11 novembre, on ne peut que repenser à ces guerres que nos anciens ont subit...

Pourquoi faut-il que notre génération qui n'a pas connu la guerre se l'invente de la sorte?

Pourquoi nos "poilus" se sont-ils sacrifiés?

 

 

 

 

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Publié par Nicolas Sègerie Réseau Colin Bagnard - dans REACTIONS
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